Travail en groupe

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Travail en groupe
Production coopérative et équipes hétérogènes
Nadia Garcin, enseignante à Villiers-le-bel
Travail en groupe
Travail en groupe
Le travail en atelier dans une classe doit répondre à plusieurs exigences : intérêt pour le groupe classe, intérêt de travailler à plusieurs, objectif commun à atteindre, possibilités matérielles d’espace. Les ateliers sont souvent occasionnels et se forment à propos d’un travail bien défini, qui aboutira à un résultat concret.


Les ateliers doivent permettre à l’enseignante de s’occuper d’un groupe en particulier et de rendre les autres autonomes, ou de faire des inférences en supposant que ce qu’elle observe dans un groupe se passe aussi dans les autres... Si l’enseignant suit le travail d’un groupe du début à la fin de la tâche il a la possibilité de décortiquer les processus d’apprentissage, d’autonomie, de
coopération qui se mettent en place au fur et à mesure du travail.


Chaque enfant peut se situer à un niveau différent dans chacune des matières. Il s’agit de proposer des activités scolaires adaptées aux possibilités intellectuelles et au niveau scolaire réel de chaque enfant. Ainsi chacun peut apporter et surtout recevoir des autres. Cela donne aux enfants la possibilité d’établir des relations, de réaliser des échanges. La classe devient alors un milieu riche de possibilités et d’apprentissages.
Qu’est‐ce qui vous a poussé à travailler en atelier ?
J’ai la conviction qu’à plusieurs ils apprennent mieux et qu’en situation‐problèmes et donc de recherche, ils conçoivent mieux la réponse en la trouvant à plusieurs.
Quels étaient vos objectifs ?



En atelier, on a pour objectif l’échange. Chaque élève apprend la stratégie des autres, découvre des possibilités pour arriver à un résultat, se sent utile à la réalisation d’un projet. Mettre les élèves en situation d’un projet qu’ils ne peuvent réussir seuls et démontrer qu’à plusieurs on parvient à des solutions à des raisonnements justes ou faux mais on ose, on s’engage à chercher.
Comment avez-vous présenté le projet aux enfants ?
En les confrontant au départ à des problèmes pour lesquels le besoin d’être aidé par d’autres se fait sentir ! D’eux‐mêmes, ils éprouvent l’envie de demander au camarade d’à côté, celui d’en face, mais ils le font discrètement, en ayant la sensation de « tricher ». Il suffit juste de leur proposer de travailler à plusieurs officiellement en appelant cela « travail en atelier », en l’inscrivant sur le travail de la journée.
Quels apprentissages sont liés à ce projet ?
Tous les apprentissages peuvent être liés à ce projet. Il suffit de trouver dans une matière une situation‐problème, prévoir assez d’outils pour que les groupes fassent des recherches, et laisser les enfants faire des hypothèses, apprendre à les argumenter, en faire d’autres si besoin est, et valider leur travail.
Avez-vous travaillé avec des partenaires extérieurs ?
Oui, ce type de travail se fait aussi souvent avec des intervenants extérieurs qui peuvent mettre rapidement les enfants en situation de recherche.
Avez‐vous travaillé en lien avec l’école maternelle, élémentaire ou le collège ?

Les écoles maternelles travaillent ainsi pratiquement toutes de cette façon. Les ateliers sont un outil très utilisé dans ces niveaux de classe. Par contre, ce type de travail disparaît pratiquement entièrement au collège. Ce serait un travail de liaison intéressant à mettre en place.
Considérez-vous que les objectifs aient été atteints ?
Les enfants construisent leurs règles en fonction de leurs besoins et d’une bonne gestion du projet. Trop de bruit, des élèves qui ne s’investissent pas peuvent déranger, ils s’en aperçoivent vite et font des propositions.

Les enfants apprennent le travail en coopération. Ils sont solidaires les uns des autres et recherchent des solutions aux problèmes posés afin d’atteindre les objectifs fixés. Tous les élèves ont le même statut. Ils apprennent, au fil du temps, que chacun compte pour un et que personne n’est oublié. Tous les élèves ont la parole et tout ce qui se dit peut être considéré comme exact. On ne peut pas se contenter de dire à un élève « ce que tu dis c’est n’importe quoi ». Si quelqu’un trouve cela faux, à lui de le démontrer. Ainsi, tous les élèves finissent par oser proposer quelque chose aux autres.
Quels sont les freins éventuels ?
La mauvaise structure des groupes. Il faut éviter de mettre dans le même groupe, au début de la mise en place des ateliers, des élèves qui ne s’entendent ou encore des élèves trop différents (meneur et introverti).



Au cours de l’année, la composition des groupes peut être modifiée et aller vers une plus grande hétérogénéité. Il me semble même que ce soit souhaitable. La capacité des élèves à se respecter et à se faire confiance, permet cette évolution qui fait partie de l’évaluation des ateliers. Au bout du compte tout type de groupe devrait pouvoir fonctionner.

travail de groupe

c'est un bon moyen surtout si on parle d'environnement.
il faut agir en groupe, ensemble

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