Paroles de filles

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Paroles de filles
Filles/garçons : égalité des sexes
Témoignage d’Olivia Cattan journaliste et présidente de l’association « Paroles de femmes »
Olivia Cattan, paroles de femmes
Olivia Cattan, paroles de femmes
Olivia Cattan est journaliste et présidente de l'association « Paroles de femmes ». Elle a imaginé une série de cours sur l’égalité des sexes qu’elle propose dans les écoles et les collèges.
Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en place cette expérience ?
Paroles de femmes se veut être une plateforme d’initiatives politiques, éducatives et sociales. Je suis maman de 3 enfants et j’ai pris conscience, en rencontrant de nombreux adolescents, que le rapport homme-femme était très compliqué, chargé d’ignorance, de méfiance, de violences verbales allant parfois jusqu’à de la violence physique. Les préjugés sexistes sont encore très présents dans la tête de nos écoliers. Notre association a pour objectif de promouvoir l’égalité hommes-femmes en alliant la réflexion à l’action de terrain.
Nous nous intéressons plus particulièrement aux interventions que vous faites auprès des jeunes, pouvez-vous nous en dire plus ?
Cela fait plus de 3 ans que j’ai créé ces modules préventifs et je suis heureuse de voir les bons résultats obtenus dans différentes classes de 5e. C’est une action à long terme, évolutive, qui répond aux différentes demandes des Etablissements. Nous avons des programmes pour le primaire, le collège, le lycée et les lycées d’apprentissage que nous adaptons suivant les problèmes rencontrés dans les classes. Nous abordons toutes les discriminations mais également la laïcité et la citoyenneté et le vivre ensemble.
Pouvez-vous rapidement décrire le fonctionnement de vos modules de 6 cours ?
En général, il y a 6 cours de deux heures avec deux intervenants, une partie théorique, une partie de dialogue et une partie de jeux de rôles. Des auteurs de théâtre travaillent avec nous sur ces pièces qui permettent aux enfants de s’exprimer, de s’amuser et de se mettre surtout dans la peau de l’autre.
Les cours sont obligatoires et aboutissent à un travail écrit et noté. Pourquoi ?
Je crois qu’il est important de leur faire comprendre que c’est un cours important où ils doivent s’investir. Ce n’est pas juste un jeu, qui doit les faire réfléchir, c’est un travail qu’ils doivent faire sur eux-mêmes avec sérieux et application. J’ai remarqué que certains adolescents avaient besoin de cette idée de notation et de repères.
Votre projet a-t-il évolué au fil de vos interventions ?
Oui bien sûr et il continuera. Nous faisons un travail interactif avec les enfants. Ce sont eux qui nous apportent notre matière de réflexion. Certains voulaient par exemple parler de citoyenneté, d’engagement citoyen. Il ne faut pas fermer la porte à ces demandes.
Savez-vous comment vos interventions sont perçues par les familles ? Sont-elles parfois associées ?
Nous travaillons en premier lieu avec les Directeurs d’Etablissements et les professeurs. Nous prenons en compte les témoignages des parents d’élèves qui nous contactent. Nous aimerions, et c’est ce que nous avons fait pour l’école primaire des Cheminets dans le 19e, rencontrer avant nos interventions les parents de ces élèves et travailler ensemble sur ces problématiques. Cela nous permet de mieux connaitre leur personnalité, leur cadre culturel et social, leur difficulté. Pour que ce travail fonctionne, il faut qu’ensemble, parents, profs et intervenants associatifs fassent le lien entre ce qui se passe à l’école et à la maison. Cela fait du bien aux enfants aussi de voir à quel point on s’intéresse à eux, ils se sentent importants et valorisés.
Quels sont les conseils que vous donneriez à ceux ou celles qui désireraient reprendre cette expérience à leur compte ?
Nous avons créé ces modules avec des professionnels pédagogiques et des militants qui ont travaillé dans des Etablissements scolaires. Ces modules sont évalués avec des profs, des psychologues et validés par tous. Le travail avec les adolescents est une grande responsabilité où chaque mot, chaque geste est important. Certains de ces enfants sont très fragiles psychologiquement ou socialement. Il faut de l’expérience, de la réflexion et de la maturité. Voilà pourquoi je ne fais intervenir que des intervenants très expérimentés. Et mon souhait serait que l’Education nationale me donne la possibilité de former plus d’intervenants parce qu’aujourd’hui face à la demande, nous ne pouvons pas répondre à tout, tout de suite, notamment en province où les demandes se multiplient.

construction identitaire des jeunes filles

actuellement je travaille sur un mémoire master 2 option sociologie, sur la question de la construction identitaire des jeunes filles vivant dans les quartiers dits "sensibles", ma difficulté au niveau de ma recherche est d'avoir des témoignages ou des récits de vie sur comment ces jeunes filles se construisent et envisagent leur vie d'adultes futures. Cette question englobe bien sur comment elles envisagent leur insertion professionnelle mais aussi sur celle concernant leur insertion sociale en qualité de femme et de citoyenne. La relation homme/femme est au cœur de mon propos et la notion interculturelle m'interroge. Un autre aspect m'interpelle, c'est celui des réseaux sociaux, ou celui des blogs sur lesquelles ces jeunes filles peuvent s'exprimer et je me pose la question de savoir si premièrement le fossé relationnel entre ces jeunes filles et leurs homologues masculins n'est pas en train de se creuser tout en un deuxième temps inscrire insidieusement ces jeunes filles dans un monde virtuel les excluant du monde réel???????.

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