absentéisme

4 demies journées d’absence dans le mois : suspension des allocations familiales !

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 28/01/2011 ;

Bien que majoritairement condamnée par les acteurs de l’éducation la loi sur l’absentéisme scolaire voulue par le Président de la République a été votée en juin et avec elle ce que d’aucun ont appelé « l’amendement de la honte » porté par le député Eric Ciotti. C’est aujourd’hui chose faite : le décret d’application de l’amendement Ciotti a été publié au J.O. du 23 janvier 2011 :

« En cas de manquement à l’obligation d’assiduité scolaire, le directeur de l’organisme débiteur des prestations familiales (en principe, Caf ou caisse de MSA) suspend, sur demande de l’inspecteur d’académie et au terme d’une procédure particulière, le versement de la part des allocations familiales due au titre de l’enfant en cause. »

Remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le dispositif CLAIR

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/07/2010 ;

Le vendredi 25 juin dernier, Luc Chatel a annoncé son projet de remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le nouveau dispositif CLAIR (Collège et lycée pour l'ambition, l'innovation et la réussite).

Ce dispositif fait suite aux Etats généraux de la sécurité à l'école, dans le cadre de la lutte contre la violence et l'absentéisme. 106 établissements testeront ce programme à la rentrée scolaire.


3 mesures essentielles sont à retenir :

- La stabilité des équipes : le recrutement par les chefs d'établissement des équipes à l'aide de « moyens pour attirer les professeurs déterminés à relever ce défi » et le renforcement de la formation des personnels.
- Le recentrage sur le socle commun : en favorisant la mise en œuvre de projets pédagogiques pour atteindre cet objectif.
- La création d'un « préfet des études » par niveau (responsable sur le plan pédagogique et éducatif).
(Plus d'informations dans le discours de Luc Chatel dans "La cinquième orientation consiste donc à engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence")


L'OZP (Observatoire des Zones prioritaires) s'élève contre ce programme. D'après l'association, les réseaux d'éducation prioritaire et le dispositif CLAIR n'ont pas les mêmes objectifs. Tandis que les premiers visent la réussite de l'ensemble des jeunes et plus particulièrement des élèves dans les quartiers les plus défavorisés, le second vise la lutte contre la violence à l'école et l'absentéisme.

La violence à l'école est ainsi « amalgamée à la difficulté scolaire ». Le discours autour de la violence englobe maintenant les questions de la réussite et des zones prioritaires, elles deviennent de cette manière « une simple composante de cette mobilisation sécuritaire » (Communiqué de l'OZP).

L'OZP signale également que ce type de programme doit démarrer dès l'école maternelle et non, comme le prévoit le dispositif CLAIR à partir du collège jusqu'au lycée.

Bien que l'OZP reconnaisse l'importance de la stabilité des équipes autour d'un projet fédérateur, elle doute cependant que le nombre de volontaires pour travailler dans les établissements CLAIR soit suffisant. L'OZP dénonce également que le recrutement des enseignants ne repose que sur la seule responsabilité des chefs d'établissement : « Mais confier au seul chef d’établissement le soin de recruter ses personnels serait une étape dans la déréglementation et le démantèlement de la gestion paritaire des personnels. » (Communiqué de l'OZP).

La loi contre l’absentéisme scolaire votée en première lecture

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 6/07/2010 ;

Sous le couvert des notions de responsabilité, respect de la règle et d’autorité, la loi pour lutter contre l’absentéisme scolaire a été adoptée mardi dernier, le 29 juin 2010, en première lecture.

Cette loi prévoit la suspension des allocations familiales en cas d’absence de plus de quatre demi-journées non justifiées par mois. Elle sera appliquée à la rentrée scolaire 2010-2011.

La possibilité de suspension des allocations familiales était déjà prévue par la loi du 31 mars 2006 relative à l’égalité des chances. Elle était sous la responsabilité des présidents de conseils généraux qui n’appliquaient, selon Éric Ciotti que peu cette loi.

Aujourd’hui cette responsabilité est confiée aux directeurs d’établissement et aux inspecteurs d’académie, autrement dit à des fonctionnaires tenus d’appliquer la loi.

Cette loi prévoit un mode de réaction gradué allant de l’avertissement des familles à la suspension des allocations familiales, jusqu’à leur suppression.

ATD Quart Monde s’élève contre le projet de loi sur l’absentéisme scolaire : un projet de loi qui évite de poser les vraies questions !

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/06/2010 ;

Une nouvelle fois le Parlement est saisi d’une proposition de loi, du député Eric Ciotti, visant à la suspension des allocations familiales pour tenter de résoudre la question de l’absentéisme scolaire. Comme les deux grandes associations de parents d’élèves (FCPE et PEEP), et les organisations professionnelles d’enseignants ATD Quart Monde, association de lutte contre la pauvreté s’élève contre.

L’association y voit un détournement des véritables causes de l’absentéisme :

« Tous ceux qui se préoccupent sérieusement de l’absentéisme scolaire - ou encore du « décrochage » - savent qu’une telle mesure ne résout rien et ne s’attaque nullement aux causes de cet absentéisme. »

ATD Quart Monde dénonce la menace de l’Etat sur ces familles qui vivent déjà dans une extrême précarité. La question de l’absentéisme est bien plus grave, et pose des questions plus profondes : « pourquoi l’école n’intéresse-t-elle pas certains jeunes ? Pourquoi un tel décalage entre le monde vécu par certains enfants et jeunes et le monde enseigné à l’école ? »

Rétablir un dialogue et une confiance entre parents et communauté éducative pour reconstruire la légitimité de la responsabilité de chacun : responsabilité des jeunes, des parents et de l’école est sans doute une manière plus efficace de lutter contre l’absentéisme scolaire !

La paresse est mère de tous les vices

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/05/2010 ;

En janvier, le Président de la République annonçait que la "mallette des parents", dispositif développé par l’académie de Créteil avec le soutien de Martin Hirsch alors Haut Commissaire à la Jeunesse pour lutter contre l’absentéisme scolaire serait proposée à d’autres académies.

Cet hiver, l’innovation était un devoir, cette innovation avait été évaluée par de distingués économistes et ses résultats étant positifs elle serait étendue. Voilà un raisonnement qui se tient !

En avril, le ministre de l’Education nationale réunit le gratin mondial de la recherche sur la violence scolaire. Tous ces chercheurs en accord avec les « hommes de terrain » concluent à l’inefficacité des mesures uniquement coercitives. Ils disent qu’il faut faire venir les parents à l’école pour que les enfants y viennent aussi. Que propose le ministre ? La suppression des allocations familiales pour responsabiliser les parents dont les enfants oublient le chemin de l’école ! L’innovation a été emportée par le vent du printemps !

Voilà un raisonnement difficile à suivre ! Quelle étape avons-nous raté ?
Et bien ! Mais oui bien sûr ! Que n’y avions-nous pensé immédiatement ! Il s’agit du lien entre absentéisme et violence ! Bien entendu …

"Les absentéistes ne sont pas nécessairement des délinquants. Mais ce qui est certain c'est que beaucoup de mineurs délinquants ont un problème avec l'école" nous dit le député Eric Ciotti auteur du projet de loi qui sera bientôt débattu à l’Assemblée Nationale.

Il est bien connu que la paresse est mère de tous les vices…

Après les internats d’excellence voici les internats de la honte

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 6/05/2010 ;

Dans son discours prononcé hier devant les préfets, procureurs, inspecteurs d’académie et recteurs le président de la République a fait la liste des mesures qu’il entend mettre en œuvre pour lutter contre la violence et l’absentéisme scolaires.

Rien de nouveau. Tout cela avait déjà été annoncé par lui même ou son ministre à l’issue des Etats généraux de la sécurité à l'école. Une ligne politique claire : discipline et répression. Aux « méritants » les internats d’excellence, aux « fortes têtes » les internats de la honte.

Non mais alors ! Dans la maison France on ne mélange pas les torchons avec les serviettes.

L’éducation citoyenne est-elle un moyen de lutter contre la dévalorisation de soi et l’échec scolaire ?

Soumis par: soumis par Citoyen de demain
Publié le 15/10/2009 ;

Le discours ambiant sur le « mérite » et « l’égalité des chances » aurait-il trop bien réussi ?

Mercredi 23 septembre, à l’occasion de la 2ème journée du Refus de l’échec scolaire l’AFEV a présenté les résultats 2009 de son baromètre concernant le rapport à l’école des enfants des quartiers populaires.
Sur les 397 enfants interrogés 66% déclarent qu’ils n’aiment pas ou peu aller à l’école et 53% qu’ils s’y ennuient. 36% ont mal au ventre avant d’aller à l’école et 64% ne comprennent pas toujours ce que l’on attend d’eux. Dans ce cas, 44% des élèves ne sollicitent pas l’enseignant pour avoir des précisions et 20% continuent de travailler malgré tout. Au collège, les difficultés s’accentuent : rythme de travail, exigences des enseignants, locaux peu accueillants, difficultés avec les pairs (52%) conduisent 75% des élèves à déclarer qu’ils n’aiment pas beaucoup, voire pas du tout (25%), s’y rendre. Cependant 86% des élèves enquêtés sont d’accord avec l’affirmation « Le Collège est un lieu d’égalité entre tous les élèves ».

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