violence à l’école

Remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le dispositif CLAIR

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/07/2010 ;

Le vendredi 25 juin dernier, Luc Chatel a annoncé son projet de remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le nouveau dispositif CLAIR (Collège et lycée pour l'ambition, l'innovation et la réussite).

Ce dispositif fait suite aux Etats généraux de la sécurité à l'école, dans le cadre de la lutte contre la violence et l'absentéisme. 106 établissements testeront ce programme à la rentrée scolaire.


3 mesures essentielles sont à retenir :

- La stabilité des équipes : le recrutement par les chefs d'établissement des équipes à l'aide de « moyens pour attirer les professeurs déterminés à relever ce défi » et le renforcement de la formation des personnels.
- Le recentrage sur le socle commun : en favorisant la mise en œuvre de projets pédagogiques pour atteindre cet objectif.
- La création d'un « préfet des études » par niveau (responsable sur le plan pédagogique et éducatif).
(Plus d'informations dans le discours de Luc Chatel dans "La cinquième orientation consiste donc à engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence")


L'OZP (Observatoire des Zones prioritaires) s'élève contre ce programme. D'après l'association, les réseaux d'éducation prioritaire et le dispositif CLAIR n'ont pas les mêmes objectifs. Tandis que les premiers visent la réussite de l'ensemble des jeunes et plus particulièrement des élèves dans les quartiers les plus défavorisés, le second vise la lutte contre la violence à l'école et l'absentéisme.

La violence à l'école est ainsi « amalgamée à la difficulté scolaire ». Le discours autour de la violence englobe maintenant les questions de la réussite et des zones prioritaires, elles deviennent de cette manière « une simple composante de cette mobilisation sécuritaire » (Communiqué de l'OZP).

L'OZP signale également que ce type de programme doit démarrer dès l'école maternelle et non, comme le prévoit le dispositif CLAIR à partir du collège jusqu'au lycée.

Bien que l'OZP reconnaisse l'importance de la stabilité des équipes autour d'un projet fédérateur, elle doute cependant que le nombre de volontaires pour travailler dans les établissements CLAIR soit suffisant. L'OZP dénonce également que le recrutement des enseignants ne repose que sur la seule responsabilité des chefs d'établissement : « Mais confier au seul chef d’établissement le soin de recruter ses personnels serait une étape dans la déréglementation et le démantèlement de la gestion paritaire des personnels. » (Communiqué de l'OZP).

La paresse est mère de tous les vices

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/05/2010 ;

En janvier, le Président de la République annonçait que la "mallette des parents", dispositif développé par l’académie de Créteil avec le soutien de Martin Hirsch alors Haut Commissaire à la Jeunesse pour lutter contre l’absentéisme scolaire serait proposée à d’autres académies.

Cet hiver, l’innovation était un devoir, cette innovation avait été évaluée par de distingués économistes et ses résultats étant positifs elle serait étendue. Voilà un raisonnement qui se tient !

En avril, le ministre de l’Education nationale réunit le gratin mondial de la recherche sur la violence scolaire. Tous ces chercheurs en accord avec les « hommes de terrain » concluent à l’inefficacité des mesures uniquement coercitives. Ils disent qu’il faut faire venir les parents à l’école pour que les enfants y viennent aussi. Que propose le ministre ? La suppression des allocations familiales pour responsabiliser les parents dont les enfants oublient le chemin de l’école ! L’innovation a été emportée par le vent du printemps !

Voilà un raisonnement difficile à suivre ! Quelle étape avons-nous raté ?
Et bien ! Mais oui bien sûr ! Que n’y avions-nous pensé immédiatement ! Il s’agit du lien entre absentéisme et violence ! Bien entendu …

"Les absentéistes ne sont pas nécessairement des délinquants. Mais ce qui est certain c'est que beaucoup de mineurs délinquants ont un problème avec l'école" nous dit le député Eric Ciotti auteur du projet de loi qui sera bientôt débattu à l’Assemblée Nationale.

Il est bien connu que la paresse est mère de tous les vices…

La journée de la jupe

Soumis par: Josette Naiman
Publié le 24/03/2009 ;

La chaîne « ARTE » a diffusé vendredi soir  le film de Jean-Paul Lilienfeld « La journée de la jupe ». Ce film parle d'un collège  de banlieue et de ce qui pourrait s'y passer le jour où un(e) prof pètera un câble.

Une histoire forte, celle d’un prof à bout de nerf à force d’être méprisée par ses élèves : victime en permanence de violence verbales et d’actes malveillants elle prend ses élèves en otages. Une prof, critiquée et même marginalisée par certains de ses collègues et par l’institution scolaire, qui voudrait simplement faire son cours de littérature. A l’opposé du politiquement correct ce film fait plus que dénoncer, il contribue à mon sens au débat récurent sur la faillite du système éducatif en France. Il aborde la violence du langage de tous les jours, la non compréhension de mots simples comme « respect » par exemple. Sans donner de leçon de morale il met en scène des ados sans repère et face à eux des adultes démissionnaires. Il pointe avec une particulière efficacité les difficultés de la mixité fille/ garçon voire son échec. Les garçons refusent de s’asseoir à coté des filles par soi-disant respect pour elles mais n’hésite pas à les traiter de « putes ».

Ici les élèves ne se vivent pas comme élèves mais comme « black, beur ou feuj » et c’est l’arme à la main que ce prof tentera le leur inculquer les valeurs de l’école laïque.


Et si ce n’était pas une fiction ?  A quand la diffusion de ce film dans les collèges …avec un débat bien sur. Une façon comme une autre d’agir pour le respect à l’école avec autre chose que des discours consensuels.

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