réussite

Appel à projets : « Aidons tous les collégiens à réussir »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 4/02/2011 ;

En partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale, la Fondation de France soutient des initiatives innovantes pour lutter contre le décrochage scolaire des jeunes collégiens.

Si vous portez un regard bienveillant sur les élèves et que vous voulez contribuer à l’évolution des pratiques de lutte comme de prévention… Si vous êtes dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou en zone rurale…

Vous pouvez répondre à l’appel à projet de la Fondation de France ! La date limite de dépôt des projets est fixée au 5 avril 2011.

Fondation de France, télécharger le dossier :
http://www.fondationdefrance.org/Nos-Aides/Vous-etes-un-organisme/Solidarite-avec-les-personnes-vulnerables/En-France/Enfance

Remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le dispositif CLAIR

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/07/2010 ;

Le vendredi 25 juin dernier, Luc Chatel a annoncé son projet de remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le nouveau dispositif CLAIR (Collège et lycée pour l'ambition, l'innovation et la réussite).

Ce dispositif fait suite aux Etats généraux de la sécurité à l'école, dans le cadre de la lutte contre la violence et l'absentéisme. 106 établissements testeront ce programme à la rentrée scolaire.


3 mesures essentielles sont à retenir :

- La stabilité des équipes : le recrutement par les chefs d'établissement des équipes à l'aide de « moyens pour attirer les professeurs déterminés à relever ce défi » et le renforcement de la formation des personnels.
- Le recentrage sur le socle commun : en favorisant la mise en œuvre de projets pédagogiques pour atteindre cet objectif.
- La création d'un « préfet des études » par niveau (responsable sur le plan pédagogique et éducatif).
(Plus d'informations dans le discours de Luc Chatel dans "La cinquième orientation consiste donc à engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence")


L'OZP (Observatoire des Zones prioritaires) s'élève contre ce programme. D'après l'association, les réseaux d'éducation prioritaire et le dispositif CLAIR n'ont pas les mêmes objectifs. Tandis que les premiers visent la réussite de l'ensemble des jeunes et plus particulièrement des élèves dans les quartiers les plus défavorisés, le second vise la lutte contre la violence à l'école et l'absentéisme.

La violence à l'école est ainsi « amalgamée à la difficulté scolaire ». Le discours autour de la violence englobe maintenant les questions de la réussite et des zones prioritaires, elles deviennent de cette manière « une simple composante de cette mobilisation sécuritaire » (Communiqué de l'OZP).

L'OZP signale également que ce type de programme doit démarrer dès l'école maternelle et non, comme le prévoit le dispositif CLAIR à partir du collège jusqu'au lycée.

Bien que l'OZP reconnaisse l'importance de la stabilité des équipes autour d'un projet fédérateur, elle doute cependant que le nombre de volontaires pour travailler dans les établissements CLAIR soit suffisant. L'OZP dénonce également que le recrutement des enseignants ne repose que sur la seule responsabilité des chefs d'établissement : « Mais confier au seul chef d’établissement le soin de recruter ses personnels serait une étape dans la déréglementation et le démantèlement de la gestion paritaire des personnels. » (Communiqué de l'OZP).

Déclaration solennelle en faveur de la jeunesse réalisée lors du « Printemps de l’éducation »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 16/07/2010 ;

Du 25 au 29 mai dernier a eu lieu le « Printemps de l’éducation » organisé par le Conseil général du Val-de-Marne.

Une déclaration solennelle en faveur de la jeunesse a été réalisée à cette occasion. Elle rassemble les attentes identifiées et exprimées lors du débat de clôture.

Pour Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne, « ces riches débats renvoient l’Etat et l’Education Nationale face à leurs responsabilités quant aux conséquences du choix de la méritocratie et des désengagements en matière d’éducation et de réussite pour la jeunesse. Ils confirment que si l’école ne peut pas tout, elle peut beaucoup. Il est temps de redéfinir un vrai projet partagé pour l’école. »

Printemps de l’Education

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 25/05/2010 ;

Du 25 au 29 mai 2010, le Conseil général du Val-de-Marne organise le « Printemps de l’éducation ». Une semaine de rencontres et de débats autour du thème de la réussite au collège qui s’organise autour de trois axes : l’exercice de la citoyenneté, le temps de l’adolescence et la parentalité.


Un moment de discussion pour réaffirmer la volonté politique éducative du département de lutter contre les inégalités sociales et territoriales. Tous les acteurs de l’éducation se rassemblent autour d’un même slogan : « Réussir, ils en sont tous capables ».

Programme complet

Rien ne va plus... mais il y a des remèdes!

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 20/05/2010 ;

Rapport après rapport, le constat de la difficulté de notre système scolaire à produire de la réussite s’étend. Du Haut Conseil à l’Education en 2007, aux enquêtes PISA, en passant par les rapports de l’OCDE, chacun s’accorde à dire que « rien ne va plus !».

Comment faire pour vaincre l’échec scolaire ou plutôt comment faire pour produire de la réussite scolaire ? Telle est la question. Deux rapports publiés à une semaine d’intervalle tentent d’y répondre.


Le premier est produit par l’Institut Montaigne un « laboratoire d’idées indépendant » fondé en 2000 par Claude Bébéar, Président du Conseil de Surveillance du groupe AXA. Il réitère le constat et avance 13 propositions dont trois sont plus particulièrement mises en avant : « respecter l’organisation de l’école en cycles d’apprentissage cohérents, revenir à une année scolaire plus ample et moins dense », « miser sur la qualité des enseignants pour faire progresser le système éducatif » et « mettre en œuvre une gouvernance efficace des écoles primaires et un pilotage effectif du système ».

Le second est l’œuvre de la Cour des comptes. Il est intitulé : « L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves » et est le fruit de deux ans de travail.

Les résultats de notre système scolaires sont peu satisfaisants écrit la Cour : « Le recul des résultats globaux de la France, qui se situe dans la moyenne de l’OCDE, s’explique essentiellement par l’aggravation des résultats des élèves en difficulté. » et elle ajoute : « La France est un des pays où les destins scolaires sont le plus fortement corrélés aux origines sociales : 78,4% des élèves provenant de catégories sociales favorisées obtiennent un baccalauréat général, contre seulement 18% des élèves d’origine sociale défavorisée. » Le rapport coût/résultats est mauvais, l’organisation du service des enseignants ne tient pas compte des besoins des élèves ni de l’évolution du métier, quant à l’organisation des parcours scolaires c’est peu dire qu’elle « prend insuffisamment en compte les besoins des élèves » tant au plan des rythmes scolaires qu’à celui de la construction et du suivi du parcours scolaire proprement dit. En fait, le système scolaire français est, depuis des décennies, fondamentalement inchangé : il reste géré très majoritairement par le haut, or la difficulté scolaire ne peut être solutionnée par ce rapport hiérarchique.

L’égalité des chances serait-elle un piège?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 17/05/2010 ;

« Il n’est pas acceptable que, pour l’essentiel, les futures élites soient issues des élites et que les jeunes voués aux emplois les plus pénibles et les moins bien payés naissent dans les classes les moins favorisées… 50% des enfants de cadres et 5% des enfants d’ouvriers accèdent aujourd’hui aux classes préparatoires. »

Dans un long article publié dans Le Monde du 1er décembre le sociologue François Dubet interroge les notions « d’égalité des chances » et de « méritocratie scolaire » et montre comment cette image de la justice sociale qui s’est imposée à nous ne ferait en fait que perpétuer la rigidité et l’inégalité de la société.
En liant mérite individuel, réussite scolaire, diplôme et parcours professionnel nous instaurons un cercle vicieux qui incite les familles à accentuer la compétition scolaire afin d’accentuer les « petites différences scolaires qui feront les grandes différences sociales ». Ainsi en France où le poids des diplômes est élevé 40% du revenu des enfants est déterminé par celui de leurs parents alors qu’en Suède ce taux est inférieur à 20%.

Dans son dernier ouvrage « Les places et les chances » (Seuil) le sociologue poursuit sa réflexion sur les inégalités sociales à l’école et propose de lutter non pas pour l’égalité des chances mais pour l’égalité des places. Il ne s’agit plus de tenter de compenser les handicaps de départ, ce qui permet de justifier les inégalités d’arrivée dont chacun devient alors responsable pour son propre compte, mais de lutter contre les inégalités réelles c’est à dire celles qui existent à la fin de la compétition. L’école a son rôle à jouer dans cette lutte.

L’éducation citoyenne est-elle un moyen de lutter contre la dévalorisation de soi et l’échec scolaire ?

Soumis par: soumis par Citoyen de demain
Publié le 15/10/2009 ;

Le discours ambiant sur le « mérite » et « l’égalité des chances » aurait-il trop bien réussi ?

Mercredi 23 septembre, à l’occasion de la 2ème journée du Refus de l’échec scolaire l’AFEV a présenté les résultats 2009 de son baromètre concernant le rapport à l’école des enfants des quartiers populaires.
Sur les 397 enfants interrogés 66% déclarent qu’ils n’aiment pas ou peu aller à l’école et 53% qu’ils s’y ennuient. 36% ont mal au ventre avant d’aller à l’école et 64% ne comprennent pas toujours ce que l’on attend d’eux. Dans ce cas, 44% des élèves ne sollicitent pas l’enseignant pour avoir des précisions et 20% continuent de travailler malgré tout. Au collège, les difficultés s’accentuent : rythme de travail, exigences des enseignants, locaux peu accueillants, difficultés avec les pairs (52%) conduisent 75% des élèves à déclarer qu’ils n’aiment pas beaucoup, voire pas du tout (25%), s’y rendre. Cependant 86% des élèves enquêtés sont d’accord avec l’affirmation « Le Collège est un lieu d’égalité entre tous les élèves ».

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