logement

« Les enfants laissés pour compte »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 10/01/2011 ;

C’est le titre du rapport d’étude publié il y a peu par le centre de recherche de l’Unicef concernant les inégalités de bien-être des enfants des pays riches. Il se concentre sur les enfants qui dans les pays de l’OCDE risquent de n’être « ni intégrés, ni protégés, dans les sociétés prospères où ils sont nés ». Il pose des questions qui ne peuvent nous laisser indifférents.

« Que ce soit sur le plan de la santé, de l’éducation ou du bien-être matériel, il est inévitable que la situation de certains enfants soit moins bonne que la moyenne. La question centrale est bien : jusqu’où cet écart est-il tolérable ? Existe-t-il un point à partir duquel il est, non pas inévitable, mais susceptible d’être réduit, non pas inéluctable, mais inacceptable ? A partir de quand doit-on parler non de simple disparité mais de véritable inégalité ? » (Unicef)

La précarité porte atteinte aux droits de l’enfant

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 29/12/2010 ;

Aujourd’hui, 2 millions d’enfants vivent en France sous le seuil de pauvreté.

La précarité affecte la vie de l’enfant dans de nombreux domaines et porte atteinte à ses droits. Les enfants touchés par la précarité cumulent les inégalités face au logement, à la prise en charge de leur santé, à leur parcours scolaire et au maintien des liens avec leur famille.

Malgré les nombreuses lois protectrices des personnes les plus vulnérables qui ont été votées ces dernières années (notamment la loi de 1998 contre l’exclusion, la loi de 2005 pour la cohésion sociale ou encore la loi de 2007 sur le droit au logement opposable) et les budgets conséquents consacrés à la protection sociale et aux politiques familiales, la protection des enfants des familles vulnérables est loin d’être garantie.

Conférence d’actualité « Précarité et protection des droits de l’enfant »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 29/09/2010 ;

Défenseur des enfantsLa Défenseure des enfants, Dominique Versini, organise les jeudi 30 septembre et vendredi 1er octobre 2010 une conférence d’actualité autour du thème de la précarité et de la protection des droits de l’enfant. Durant deux journées, le débat sera ouvert et animé par Aline Pailler (journaliste à France Culture).

Aujourd’hui diriez-vous que notre société est juste ?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 12/07/2010 ;

C’est la première question que l’IFOP a posée aux citoyens de 12 pays dans le monde aussi différents que les Etats-Unis et la Chine, la France ou le Brésil, à la demande de quatre associations progressistes de nationalité différente dont la Fondation Jean Jaurès.

Pour les Italiens, les Allemands, les Chinois, les Français, les Espagnols et les Brésiliens la réponse est non à plus de 70%. La majorité des personnes interrogées perçoivent une augmentation des inégalités dans leur pays dans les dix dernières années mais c’est le cas de 80% des Français contre seulement 42% des Américains. Les inégalités de salaires sont les premières perçues, viennent ensuite des différences de perception selon le pays, accès aux soins, accès au logement, traitement différent entre les nationaux et les immigrés, patrimoine, éducation… Mais les citoyens de neuf pays sur douze pensent que ce n’est pas inéluctable et que l’on peut lutter contre.

Résultats de l’enquête sur la perception des inégalités dans le monde, par l’IFOP sur le site de la Fondation Jean Jaurès

Les rapports se suivent et convergent : trop d’enfants en France sont victimes de la pauvreté et de l’inefficacité des politiques publiques...

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 19/04/2010 ;

La Fondation Abbé Pierre a publié son rapport annuel sur le mal logement en France et s’attache à en montrer les conséquences pour les enfants.

A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention des droits de l’enfant la Fondation procède à un inventaire des situations de mal-logement : le « non-logement », les situations d’hébergement chez des tiers ou à l’hôtel, la vie dans des structures d’hébergement collectives et les mauvaises conditions d’habitat (logement dégradé ou sans confort, surpeuplement). Elle montre les conséquences de chaque catégorie de mal-logement sur le développement et l’avenir des enfants qui y sont soumis. Avec ce rapport, on mesure à quel point le logement est devenu la pierre angulaire de la pauvreté et se trouve à l’origine de bon nombre d’entraves au développement et à l’autonomie future de l’enfant.


Le rapport 2009 de l’Observatoire National des Zones Urbaines sensibles établit que, dans ces zones, près d’un mineur sur deux connaît la pauvreté.

33,1% des habitants des ZUS (Zones Urbaines sensibles) vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 908 euros par mois, contre 12% pour le reste du territoire. Ce chiffre atteint 44,3% pour les moins de 18 ans. C’est d’ailleurs dans ces quartiers que la proportion de jeunes au chômage ou en inactivité est la plus élevée : deux fois plus importante qu’ailleurs. Dans les quartiers sensibles, un jeune sur quatre est au chômage ou en inactivité, alors que c’est le cas d’un jeune sur huit dans les autres quartiers des mêmes agglomérations. Un jeune habitant de ZUS a 1,7 fois moins accès à un emploi stable qu’un jeune des autres quartiers. Pour rétablir l’égalité avec les autres quartiers, la qualification ne suffit pas. A diplôme, sexe, origine du père et nationalité égale, un jeune habitant de ZUS aura 1,3 fois moins de chances de trouver un emploi stable qu’un habitant d’autres quartiers.


La Cour des comptes quant à elle recommande l’évaluation des actions éducatives et scolaires dans les quartiers sensibles qui ne semblent pas donner les résultats escomptés.

Le 3 novembre 2009, la Cour des comptes présente un rapport sur l’articulation entre la politique de la ville et l’action de l’Education nationale dans les quartiers sensibles. Cette articulation n’est pas parfaite mais la Cour note qu’en raison de la bonne volonté et du dialogue quotidien entre les intervenants locaux, les problèmes de coordination sont limités. Le rapport remarque pourtant que l’efficacité des différents dispositifs n’est pas suffisamment analysée, l’efficience est ainsi menacée par cette succession d’actions non évalués.

Par ailleurs, la Cour constate l’impact défavorable de l’assouplissement de la carte scolaire. En 2008, les demandes de dérogation ont augmenté de 29%. Des pertes d’effectif allant jusqu’à 10% pour certains collèges, face à des progressions allant jusqu’à 23% pour d’autres. 186 des 254 collèges « ambition réussite » ont d’ailleurs perdu des élèves. Pour ces établissements, cette baisse d’effectif se traduit par une augmentation des inégalités. Inégalités contre lesquels doit lutter la politique d’éducation prioritaire ?

« On pourrait y voir la conséquence de l’enclavement des ZUS, comme celle de l’absence de réseau personnel ou d’autres discriminations. » écrivent les auteurs du rapport.

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