états généreux

Pour ou contre l’enfance ? Des Etats générAux aux Etats générEux !

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 27/05/2010 ;

Organisés par le secrétariat d’Etat chargé de la famille, les Etats généraux de l’enfance ont eu lieu de mars à avril 2010. Ils se sont divisés en cinq ateliers : traitement de l’information préoccupante relative aux enfants en danger, le travail social, la prévention et soutien à la parentalité, les situations de précarité et les jeux dangereux, les jeux violents.

La jeunesse a été envisagée par ces Etats généraux comme un problème pour la société tandis que les familles ont été placées comme responsables des difficultés de leurs enfants. Cette logique négative et répressive n’apporte pas de réponse satisfaisante aux conditions des enfants en France.

Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’était déjà montré sévère avec la France et avec sa politique de l’enfance (juin 2009) qualifiée de « non-politique » par les Etats généreux. Le recours excessif aux mesures répressives à défaut d’autres solutions a notamment été pointé par le Comité.

En réaction à cela, l’idée des Etats généreux pour l’enfant a été lancée ! 80 organisations (collectifs, associations et syndicats) se sont réunies pour faire entendre leurs voix et pour soumettre leurs expertises au service des droits de l’enfant. Un bilan complet de la situation des enfants dans tous les domaines de leur vie a été dressé, puis analysé en rapport avec les politiques publiques et les dispositifs mis en place. Professionnels, familles, enfants ont ainsi pu énoncer, secteur par secteur, des propositions dans le Cahier de doléances en faveur de la cause des enfants dans le respect et dans l’intérêt des enfants et de leurs familles.

Ces Etats généreux ont donné lieu à un grand goûter hier, au jardin des Tuileries. A cette occasion le Cahier de doléances en faveur de la cause des enfants a été rendu publique. Ce cahier a été adressé par lettre ouverte au président de la République avec demande d’audience et présenté aux groupes parlementaires et aux associations d’élus locaux.

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