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Polémiques après polémiques deux conceptions s’opposent…

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 8/12/2010 ;

Réforme du cycle élémentaire, lutte contre le décrochage et contre la violence scolaire, ERS, internats d’excellence, évaluation de l’école, des maîtres et des élèves, réforme des programmes de terminale ES, introduction de la philo en seconde …tout ce qui fait polémique aujourd’hui à propos de l’école renvoie à une opposition fondamentale entre deux systèmes philosophiques, deux conceptions de l’homme et de son petit, deux conceptions de l’éducation, deux idéaux sociaux…

L’école et les débats qui l’entourent sont le symptôme de cette question centrale : quelle école, pour former quel citoyen, qui interviendra  dans quelle cité ? Selon les réponses que l’on apporte à ces questions les solutions sont différentes et n’ont rien à voir avec le pragmatisme mais tout avec le politique.

En matière de gestion de la cité il n’y a jamais une seule solution possible mais toujours un choix entre plusieurs solutions. Il semble qu’aujourd’hui tous les choix effectués, malgré le discours qui veut les justifier, renforcent la reproduction des inégalités liées à l’origine sociale et favorisent la formation de « bons petits travailleurs infatigables »… et soumis.

Les 15 et 16 octobre : élections des représentants des parents d’élèves

Soumis par: Citoyen de Demain
Publié le 11/10/2010 ;

Les 15 et 16 octobre se tiendront les élections des représentants des parents d’élèves dans les conseils d’école et dans les conseils d’administration.

Luc Chatel, aux côtés des représentants des associations de parents d’élèves (FCPE, PEEP, UNAAPE), a présenté jeudi dernier, la campagne ministérielle pour les élections de parents d’élèves. Un événement en soi : chaque année les associations de parents demandaient à ce qu’une telle campagne ait lieu. Voilà chose faite !

Une manière de souligner l’importance de l’implication et de l’intégration des familles dans l’Ecole en réaffirmant leur place en tant qu’acteurs de la communauté éducative.

Déclaration solennelle en faveur de la jeunesse réalisée lors du « Printemps de l’éducation »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 16/07/2010 ;

Du 25 au 29 mai dernier a eu lieu le « Printemps de l’éducation » organisé par le Conseil général du Val-de-Marne.

Une déclaration solennelle en faveur de la jeunesse a été réalisée à cette occasion. Elle rassemble les attentes identifiées et exprimées lors du débat de clôture.

Pour Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne, « ces riches débats renvoient l’Etat et l’Education Nationale face à leurs responsabilités quant aux conséquences du choix de la méritocratie et des désengagements en matière d’éducation et de réussite pour la jeunesse. Ils confirment que si l’école ne peut pas tout, elle peut beaucoup. Il est temps de redéfinir un vrai projet partagé pour l’école. »

Fermeture des écoles pour cause de… Coupe du Monde!

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/06/2010 ;

Alors que les médias n’ont d’yeux que pour la Coupe du Monde et ses rebondissements – en mettant de côté les autres sujets d’actualité – l’Afrique du Sud, elle, préfère une bonne circulation sur ses routes à la scolarisation de ses enfants.

Le gouvernement sud-africain a décrété la fermeture des écoles le temps du Mondial. Le discours officiel est de permettre aux écoliers sud-africains de suivre la compétition, mais dans le fond il s’agit surtout de dégager les routes des bus scolaires pour permettre une meilleure circulation durant la période de la Coupe du Monde.

A chacun ses priorités…

Écoliers sud-africains en vacances

ATD Quart Monde s’élève contre le projet de loi sur l’absentéisme scolaire : un projet de loi qui évite de poser les vraies questions !

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/06/2010 ;

Une nouvelle fois le Parlement est saisi d’une proposition de loi, du député Eric Ciotti, visant à la suspension des allocations familiales pour tenter de résoudre la question de l’absentéisme scolaire. Comme les deux grandes associations de parents d’élèves (FCPE et PEEP), et les organisations professionnelles d’enseignants ATD Quart Monde, association de lutte contre la pauvreté s’élève contre.

L’association y voit un détournement des véritables causes de l’absentéisme :

« Tous ceux qui se préoccupent sérieusement de l’absentéisme scolaire - ou encore du « décrochage » - savent qu’une telle mesure ne résout rien et ne s’attaque nullement aux causes de cet absentéisme. »

ATD Quart Monde dénonce la menace de l’Etat sur ces familles qui vivent déjà dans une extrême précarité. La question de l’absentéisme est bien plus grave, et pose des questions plus profondes : « pourquoi l’école n’intéresse-t-elle pas certains jeunes ? Pourquoi un tel décalage entre le monde vécu par certains enfants et jeunes et le monde enseigné à l’école ? »

Rétablir un dialogue et une confiance entre parents et communauté éducative pour reconstruire la légitimité de la responsabilité de chacun : responsabilité des jeunes, des parents et de l’école est sans doute une manière plus efficace de lutter contre l’absentéisme scolaire !

Retour à l’école pour les écoliers d’Haïti?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 10/06/2010 ;

Avant le séisme, déjà un enfant sur deux n’était pas scolarisé à Haïti… Le 12 janvier 2010 plus de 4 000 écoles ont été détruites…

Parce que la scolarisation fait partie des droits de l’enfant et parce que la rentrée scolaire approche, de nombreuses associations participent au plan de reconstruction d’Haïti, pour permettre aux enfants de retourner à l’école.

Zoom sur deux associations : Aide et Action et l’UNICEF.

Printemps de l’Education

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 25/05/2010 ;

Du 25 au 29 mai 2010, le Conseil général du Val-de-Marne organise le « Printemps de l’éducation ». Une semaine de rencontres et de débats autour du thème de la réussite au collège qui s’organise autour de trois axes : l’exercice de la citoyenneté, le temps de l’adolescence et la parentalité.


Un moment de discussion pour réaffirmer la volonté politique éducative du département de lutter contre les inégalités sociales et territoriales. Tous les acteurs de l’éducation se rassemblent autour d’un même slogan : « Réussir, ils en sont tous capables ».

Programme complet

Rien ne va plus... mais il y a des remèdes!

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 20/05/2010 ;

Rapport après rapport, le constat de la difficulté de notre système scolaire à produire de la réussite s’étend. Du Haut Conseil à l’Education en 2007, aux enquêtes PISA, en passant par les rapports de l’OCDE, chacun s’accorde à dire que « rien ne va plus !».

Comment faire pour vaincre l’échec scolaire ou plutôt comment faire pour produire de la réussite scolaire ? Telle est la question. Deux rapports publiés à une semaine d’intervalle tentent d’y répondre.


Le premier est produit par l’Institut Montaigne un « laboratoire d’idées indépendant » fondé en 2000 par Claude Bébéar, Président du Conseil de Surveillance du groupe AXA. Il réitère le constat et avance 13 propositions dont trois sont plus particulièrement mises en avant : « respecter l’organisation de l’école en cycles d’apprentissage cohérents, revenir à une année scolaire plus ample et moins dense », « miser sur la qualité des enseignants pour faire progresser le système éducatif » et « mettre en œuvre une gouvernance efficace des écoles primaires et un pilotage effectif du système ».

Le second est l’œuvre de la Cour des comptes. Il est intitulé : « L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves » et est le fruit de deux ans de travail.

Les résultats de notre système scolaires sont peu satisfaisants écrit la Cour : « Le recul des résultats globaux de la France, qui se situe dans la moyenne de l’OCDE, s’explique essentiellement par l’aggravation des résultats des élèves en difficulté. » et elle ajoute : « La France est un des pays où les destins scolaires sont le plus fortement corrélés aux origines sociales : 78,4% des élèves provenant de catégories sociales favorisées obtiennent un baccalauréat général, contre seulement 18% des élèves d’origine sociale défavorisée. » Le rapport coût/résultats est mauvais, l’organisation du service des enseignants ne tient pas compte des besoins des élèves ni de l’évolution du métier, quant à l’organisation des parcours scolaires c’est peu dire qu’elle « prend insuffisamment en compte les besoins des élèves » tant au plan des rythmes scolaires qu’à celui de la construction et du suivi du parcours scolaire proprement dit. En fait, le système scolaire français est, depuis des décennies, fondamentalement inchangé : il reste géré très majoritairement par le haut, or la difficulté scolaire ne peut être solutionnée par ce rapport hiérarchique.

L’égalité des chances serait-elle un piège?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 17/05/2010 ;

« Il n’est pas acceptable que, pour l’essentiel, les futures élites soient issues des élites et que les jeunes voués aux emplois les plus pénibles et les moins bien payés naissent dans les classes les moins favorisées… 50% des enfants de cadres et 5% des enfants d’ouvriers accèdent aujourd’hui aux classes préparatoires. »

Dans un long article publié dans Le Monde du 1er décembre le sociologue François Dubet interroge les notions « d’égalité des chances » et de « méritocratie scolaire » et montre comment cette image de la justice sociale qui s’est imposée à nous ne ferait en fait que perpétuer la rigidité et l’inégalité de la société.
En liant mérite individuel, réussite scolaire, diplôme et parcours professionnel nous instaurons un cercle vicieux qui incite les familles à accentuer la compétition scolaire afin d’accentuer les « petites différences scolaires qui feront les grandes différences sociales ». Ainsi en France où le poids des diplômes est élevé 40% du revenu des enfants est déterminé par celui de leurs parents alors qu’en Suède ce taux est inférieur à 20%.

Dans son dernier ouvrage « Les places et les chances » (Seuil) le sociologue poursuit sa réflexion sur les inégalités sociales à l’école et propose de lutter non pas pour l’égalité des chances mais pour l’égalité des places. Il ne s’agit plus de tenter de compenser les handicaps de départ, ce qui permet de justifier les inégalités d’arrivée dont chacun devient alors responsable pour son propre compte, mais de lutter contre les inégalités réelles c’est à dire celles qui existent à la fin de la compétition. L’école a son rôle à jouer dans cette lutte.

La paresse est mère de tous les vices

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/05/2010 ;

En janvier, le Président de la République annonçait que la "mallette des parents", dispositif développé par l’académie de Créteil avec le soutien de Martin Hirsch alors Haut Commissaire à la Jeunesse pour lutter contre l’absentéisme scolaire serait proposée à d’autres académies.

Cet hiver, l’innovation était un devoir, cette innovation avait été évaluée par de distingués économistes et ses résultats étant positifs elle serait étendue. Voilà un raisonnement qui se tient !

En avril, le ministre de l’Education nationale réunit le gratin mondial de la recherche sur la violence scolaire. Tous ces chercheurs en accord avec les « hommes de terrain » concluent à l’inefficacité des mesures uniquement coercitives. Ils disent qu’il faut faire venir les parents à l’école pour que les enfants y viennent aussi. Que propose le ministre ? La suppression des allocations familiales pour responsabiliser les parents dont les enfants oublient le chemin de l’école ! L’innovation a été emportée par le vent du printemps !

Voilà un raisonnement difficile à suivre ! Quelle étape avons-nous raté ?
Et bien ! Mais oui bien sûr ! Que n’y avions-nous pensé immédiatement ! Il s’agit du lien entre absentéisme et violence ! Bien entendu …

"Les absentéistes ne sont pas nécessairement des délinquants. Mais ce qui est certain c'est que beaucoup de mineurs délinquants ont un problème avec l'école" nous dit le député Eric Ciotti auteur du projet de loi qui sera bientôt débattu à l’Assemblée Nationale.

Il est bien connu que la paresse est mère de tous les vices…

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