« Ceux qui marchent contre le vent »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 31/01/2011 ;

Les français tiendraient le record du peuple le plus pessimiste quant à l’avenir du monde… triste record pour un peuple révolutionnaire, pour la patrie des droits de l’homme… Sortez de votre cocon et de votre solitude ! Réagissez ! Allez contre le vent ! IN-DI-GNEZ-VOUS !

C’est le vœu, sous forme d’injonction, que Stéphane Hessel formule pour les jeunes et moins jeunes citoyens. L’indignation permet en effet d’entrer en résistance et de proposer de nouvelles solutions. A la base de l’innovation sociale se trouve un refus et c’est à partir de ce « Non ! Ce n’est pas tolérable, ce n’est pas juste, ce n’est pas admissible, ce n’est pas possible de laisser faire, plus jamais ça… » , qu’elle se développe…. et permet de dépasser les intérêts particuliers pour viser l’intérêt général.

A l’époque de la segmentation des populations et du marketing politique on en avait presqu’oublier l’intérêt général. Qu’est-ce donc que « l’intérêt général » ? Les « missions d’intérêt général » ? Qui doit y veiller ?

Pour les anglo-saxons et plus particulièrement pour les disciples d’Adam Smith l’intérêt général est l’ensemble des intérêts particuliers. Chaque citoyen participe « inconsciemment » à la construction de l’intérêt général, de ce qui est bon pour l’ensemble, par la recherche de son propre intérêt, de ce qui est le mieux pour lui.

La conception française est bien différente. Pour les français, l’intérêt général dépasse les intérêts particuliers et peut même aller contre eux. Il est l’émanation de la volonté des citoyens en tant que tels. C’est l’Etat, impartial, qui en est le garant.

Cette conception de l’intérêt général comme l’intérêt supérieur de la collectivité est héritée de la révolution française. Aujourd’hui, elle tend à s’infléchir sous la forte influence de la pensée anglo-saxonne véhiculée par la Communauté européenne et ébranle nos services publics ou « services d’intérêt général » en « européen ».

Les services publics répondent aux besoins quotidiens des gens et sont indispensables à leur bien-être. La qualité de vie des citoyens dépend de ces services, qui sont essentiels à un développement économique durable. Ils peuvent être mis en œuvre par l’Etat ou par des entreprises privées, des associations, à qui des « missions d’intérêt général » ou de « services publics » sont confiées.


A lire :

Stéphane Hessel. Indignez-vous ! éditions Indigène. 9ème édition, décembre 2010. 3 euros

Les résultats de l’enquête "Les perspectives économiques 2011" :
http://www.bva.fr/fr/sondages/les_perspectives_economiques_2011.html

Pour en savoir plus sur les services publics et leurs enjeux :
http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/regulation-services-publics/index/

Glossaire des services publics :
http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/regulation-services-publics/glossaire/


L'APRES HESSEL : LA PRISON RUINEE DE BRIGITTE BRAMI

Après le grand succès d’HESSEL, la sortie d’un petit livre, aux mêmes éditions et cette fois-ci d'une auteure encore inconnue : LA PRISON RUINÉE de Brigitte BRAMI.
Sylvie Crossman : Brigitte Brami, 46 ans, a passé cinq mois à la maison d’arrêt des femmes à Fleury-Mérogis. Elle en rapporte ce petit chef d'œuvre de pensée et d’écriture, à contre-courant de tout ce qui s'écrit et se dit sur la prison aujourd’hui, où la littérature retrouve sa force de vérité et d engagement.
Jef Tombeur : C’est un texte littéraire, vous dis-je, subjectif. D’autant plus précieux, peut-être.
LA PRISON RUINÉE par Brigitte BRAMI, aux Éditions Indigènes. 40 pages. 3 euros.

non! pas d'accord

Bonjour,
Je n'ai pas lu son livre de Mr Hessel. Je l'ai écouté. En somme s'indigner c'est la nouvelle forme de résistance.
Je ne partage pas du tout cet avis et je crois ne pas être le seul notamment chez un certain nombre de penseurs. A mon sens s'indigner correspond bien à une injonction celle paradoxale, du sens de ne rien pouvoir ni vouloir changer. Pardon Monsieur pour tout ce que vous pouvez représenter. Mais je crois plutôt que votre réflexion est dans l'air du temps. celle de la conscience molle. Peut être même que votre livre est orienté politiquement. Comme par hasard, des penseurs, des personnes ayant droit d'opinions nous disent en quelques sortent: Vous avez raison de craindre le futur mais ne changer pas ce qui fonctionne. On ne connait que ça.
Voilà de l'intox pur et simple. Mr Sarkozy est un redoutable dictateur oh! pardon! libérale. Il est vrai que si nous faisons référence à des termes empruntés à l'histoire, le risque est d'être un populiste...
C'est drôle les glissements sémantiques... Le libéralisme en s'attaquant aux mots tue l'esprit, l'histoire passée des pays pour annihiler la possibilité de construire la société de demain. Le libéralisme serait il le seul à prédire l'avenir????
Cela ne vous rappelle rien??? Peut être faut il attendre encore un peu....Pourtant si nous devons nous montrer décomplexés comme il est dit, n'ayons pas peur du tout... renvoyons la racaille en col blanc là d'où il vienne... Partout en Europe se développe cette conscience de la peur; Je dis, à demi mots mais je n'ose ne rien changer. Surtout pas. Je crois à cette forme de "lâchitude" ambiante dans notre Europe. Peut être réagirons nous lorsque le sang coulera à nouveau. C'est tout de même incroyable que les peuples du Maghreb et de l'Orient nous montre l'exemple de cette liberté encore bien vivante.
Serions nous que des enfants pourris et consuméristes d'une société obsédée par la croissance???? Il est encore incroyable, que le soit-disant fondamentaliste nous montre un tout autre visage.
Les grandes théories du fondamentalisme depuis 2001 s'écroulent sans que personne: médias...n'en disent mots... C'est la lâcheté qui nous perd.
S'indigner ne sert strictement à rien. En somme dire pour ne rien faire. Je n'ose même pas m'opposer..
On ne viendra pas nous dire que l'on ne savait pas... Là bas dans les pays du Maghreb, les citoyens connaissaient fort bien leurs polices et leurs méthodes.....
Nous ne sommes pas encore convaincus qu'une partie de notre police est une police politique.... La grande supercherie derrière le symbole des 2 tours jumelles.

je ne crois pas que ça soit

je ne crois pas que ça soit le pôle de ce pamphlet que je viens de lire. Il va bien au delà d'une antinomie supposée entre le particulier et le général et vise à rétablir une dimension humaine dans sa transversalité. L'intérêt général en version étatisée conduit aussi à des formes de déresponsabilisation de la volonté individuelle et des actes conscientisés.....je crois que ça reste plus important que de savoir dans quelle version d'idées on évolue.....savoir ce qu'il y a derrière ces idées , justement ....
Amicalement

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