Humeur

Humeur

Alors je fais grève...

Soumis par: Nadia Garcin
Publié le 10/02/2011 ;

Cette année j'ai une classe de CM2, je suis en ZEP zone violence comme on dit...

25 élèves dans la classe, c'est suffisant pour pouvoir être à l'écoute de tous les élèves, mais… et l'année prochaine  (27 ? 28 ?) ?

J'ai, plusieurs niveaux, des enfants qui savent à peine lire à haute voix correctement, cherchent encore un verbe, posent difficilement une addition. 1/4 de ma classe est en très grande difficulté, 1/4 attend aussi de ma part beaucoup d'aide.... les autres ? ils attendent de moi que je fasse aussi mon métier...

Mais pour 1/4 de ma classe, je ne suis pas spécialisée pour les aider comme ils le méritent...

« Ceux qui marchent contre le vent »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 31/01/2011 ;

Les français tiendraient le record du peuple le plus pessimiste quant à l’avenir du monde… triste record pour un peuple révolutionnaire, pour la patrie des droits de l’homme… Sortez de votre cocon et de votre solitude ! Réagissez ! Allez contre le vent ! IN-DI-GNEZ-VOUS !

C’est le vœu, sous forme d’injonction, que Stéphane Hessel formule pour les jeunes et moins jeunes citoyens. L’indignation permet en effet d’entrer en résistance et de proposer de nouvelles solutions. A la base de l’innovation sociale se trouve un refus et c’est à partir de ce « Non ! Ce n’est pas tolérable, ce n’est pas juste, ce n’est pas admissible, ce n’est pas possible de laisser faire, plus jamais ça… » , qu’elle se développe…. et permet de dépasser les intérêts particuliers pour viser l’intérêt général.

Fermeture des écoles pour cause de… Coupe du Monde!

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/06/2010 ;

Alors que les médias n’ont d’yeux que pour la Coupe du Monde et ses rebondissements – en mettant de côté les autres sujets d’actualité – l’Afrique du Sud, elle, préfère une bonne circulation sur ses routes à la scolarisation de ses enfants.

Le gouvernement sud-africain a décrété la fermeture des écoles le temps du Mondial. Le discours officiel est de permettre aux écoliers sud-africains de suivre la compétition, mais dans le fond il s’agit surtout de dégager les routes des bus scolaires pour permettre une meilleure circulation durant la période de la Coupe du Monde.

A chacun ses priorités…

Écoliers sud-africains en vacances

La paresse est mère de tous les vices

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 11/05/2010 ;

En janvier, le Président de la République annonçait que la "mallette des parents", dispositif développé par l’académie de Créteil avec le soutien de Martin Hirsch alors Haut Commissaire à la Jeunesse pour lutter contre l’absentéisme scolaire serait proposée à d’autres académies.

Cet hiver, l’innovation était un devoir, cette innovation avait été évaluée par de distingués économistes et ses résultats étant positifs elle serait étendue. Voilà un raisonnement qui se tient !

En avril, le ministre de l’Education nationale réunit le gratin mondial de la recherche sur la violence scolaire. Tous ces chercheurs en accord avec les « hommes de terrain » concluent à l’inefficacité des mesures uniquement coercitives. Ils disent qu’il faut faire venir les parents à l’école pour que les enfants y viennent aussi. Que propose le ministre ? La suppression des allocations familiales pour responsabiliser les parents dont les enfants oublient le chemin de l’école ! L’innovation a été emportée par le vent du printemps !

Voilà un raisonnement difficile à suivre ! Quelle étape avons-nous raté ?
Et bien ! Mais oui bien sûr ! Que n’y avions-nous pensé immédiatement ! Il s’agit du lien entre absentéisme et violence ! Bien entendu …

"Les absentéistes ne sont pas nécessairement des délinquants. Mais ce qui est certain c'est que beaucoup de mineurs délinquants ont un problème avec l'école" nous dit le député Eric Ciotti auteur du projet de loi qui sera bientôt débattu à l’Assemblée Nationale.

Il est bien connu que la paresse est mère de tous les vices…

Après les internats d’excellence voici les internats de la honte

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 6/05/2010 ;

Dans son discours prononcé hier devant les préfets, procureurs, inspecteurs d’académie et recteurs le président de la République a fait la liste des mesures qu’il entend mettre en œuvre pour lutter contre la violence et l’absentéisme scolaires.

Rien de nouveau. Tout cela avait déjà été annoncé par lui même ou son ministre à l’issue des Etats généraux de la sécurité à l'école. Une ligne politique claire : discipline et répression. Aux « méritants » les internats d’excellence, aux « fortes têtes » les internats de la honte.

Non mais alors ! Dans la maison France on ne mélange pas les torchons avec les serviettes.

Enfant « bonzaïe » ou belle plante ? La question des rythmes scolaires est de retour.

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 16/04/2010 ;

Il en est de l’éducation comme du jardinage, deux écoles s’affrontent.

L’une aime les perspectives dégagées, les parterres et les pelouses « au cordeau » les haies et les arbres taillés, les topiaires et autres natures soumises à l’homme, soit en éducation la primauté du rythme des adultes sur celui de l’enfant. Le Bonzaïe est le sommet de cet « art ».

L’autre école pense que la nature est bonne et généreuse, qu’il faut l’accompagner plutôt que la domestiquer. Le tuteur est là pour aider la plante à se développer pas pour la modeler selon sa volonté. On aide la plante à donner le meilleur d’elle même et on n’attend pas qu’elle se conforme au modèle. Le jardin anglais est le sommet de cet art.

Les rythmes scolaires et extra scolaires sont eux aussi soumis à ces deux écoles et traduisent des objectifs différents. Quel type de personne s’agit-il de former ? Un bon petit travailleur infatigable soumis aux rythmes qu’on lui impose ou un citoyen bien dans sa peau, en accord avec lui-même et donc avec les autres ?

La question du citoyen nous revient aussi par le biais des rythmes scolaires que le ministère invite à changer de nouveau cette année…La circulaire de rentrée incite les écoles à retourner aux 9 demi journées qui avaient été bannies par le précédent ministre.

« La Rafle »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 15/03/2010 ;


Samedi soir, je suis allée au cinéma comme beaucoup d’autres, et dimanche je suis allée voter comme pas assez d’autres.
 
Au cinéma, j’ai vu « La Rafle » et j’ai été étonnée de deux choses : que cette grande salle ne soit pas pleine et qu’il y ait beaucoup de jeunes adolescents avec ou sans leurs parents. Ma jeune voisine était en larmes et reprochait amèrement à sa mère de l’avoir contrainte à voir ce film dont elle savait bien, elle, qu’il la rendrait triste : « On ne va quand même pas au cinéma pour voir ces horreurs là ! C’est fini tout ça ! On est en république ! »

Oui, nous sommes en république, mais à cette époque là aussi, et c’est l’Etat Français qui a complaisamment prêté main forte à cette ignominie, dénaturalisant un certain nombre de personnes pour atteindre le « chiffre », proposant même de déporter les enfants alors que d’autres Etats, moins républicains, laïques et démocratiques que la patrie des droits de l’homme, y mettaient moins de bonne volonté…

A cette époque là aussi l’extrême droite était très présente, à cette époque là aussi on constituait des fichiers, on avait peur des étrangers, la défiance à l’égard du politique était très importante…

Voter est un droit chèrement acquis dont beaucoup sont privés. Pour que l’on « soit en république » comme le disait si bien ma jeune voisine il faut faire vivre la démocratie républicaine et donc exercer son droit de vote.

Surveiller et punir

Soumis par: Soumis par Josette Naiman
Publié le 4/02/2010 ;

« Patience et longueur de temps

          Font plus que force ni que rage » 

Jean de La Fontaine ne ferait-il plus partie de notre « culture commune » ? 


Depuis Pinel libérant les fous de leurs chaînes dont la statue se dresse devant la Salpêtrière et que jeune étudiante on me montrait comme le promoteur d’une nouvelle approche de la psychiatrie et des « populations dangereuses » que de chemin parcouru dans la compréhension et la prise en charge des troubles psychiques et du comportement mais….. que de retour en arrière au nom de la sécurité et du droit des victimes en si peu d’années…

Depuis Rousseau demandant qu’on libère les enfants de leurs langes, Dewey aux Etats Unis, Montessori en Italie, Makarenko et Korczak en Russie, Decroly, Freinet, Claparède et tant d’autres, je croyais acquis que l’éducation prime sur la répression, que la culture prime sur la nature…

Erreur ! Grave erreur !

Enfermer, surveiller et punir, encore et toujours, voilà la réponse de nos gouvernants au mal être de certains de nos enfants, à la peur récurrente des « populations à risques ».

« Surveiller et punir » restent l’obsession des puissants.

Citoyens de demain restez vigilants. Rien n’est jamais acquis… 

La journée de la jupe

Soumis par: Josette Naiman
Publié le 24/03/2009 ;

La chaîne « ARTE » a diffusé vendredi soir  le film de Jean-Paul Lilienfeld « La journée de la jupe ». Ce film parle d'un collège  de banlieue et de ce qui pourrait s'y passer le jour où un(e) prof pètera un câble.

Une histoire forte, celle d’un prof à bout de nerf à force d’être méprisée par ses élèves : victime en permanence de violence verbales et d’actes malveillants elle prend ses élèves en otages. Une prof, critiquée et même marginalisée par certains de ses collègues et par l’institution scolaire, qui voudrait simplement faire son cours de littérature. A l’opposé du politiquement correct ce film fait plus que dénoncer, il contribue à mon sens au débat récurent sur la faillite du système éducatif en France. Il aborde la violence du langage de tous les jours, la non compréhension de mots simples comme « respect » par exemple. Sans donner de leçon de morale il met en scène des ados sans repère et face à eux des adultes démissionnaires. Il pointe avec une particulière efficacité les difficultés de la mixité fille/ garçon voire son échec. Les garçons refusent de s’asseoir à coté des filles par soi-disant respect pour elles mais n’hésite pas à les traiter de « putes ».

Ici les élèves ne se vivent pas comme élèves mais comme « black, beur ou feuj » et c’est l’arme à la main que ce prof tentera le leur inculquer les valeurs de l’école laïque.


Et si ce n’était pas une fiction ?  A quand la diffusion de ce film dans les collèges …avec un débat bien sur. Une façon comme une autre d’agir pour le respect à l’école avec autre chose que des discours consensuels.

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