juillet 2010

En direct du Forum des enseignants innovants

Soumis par: Tristan Sicard
Publié le 2/07/2010 ;

La 3ème édition du Forum des enseignants innovants s’est tenue les 4 et 5 juin dernier à Dax. Cet événement organisé par le Café pédagogique et les associations enseignantes a pour objectif de valoriser des initiatives innovantes portées par des enseignants.

Tristan Sicard, rédacteur chez Aide & Action y était pour représenter le projet « Magazine 100% Junior » aux côtés de Ludovic Tellier, directeur de l’école Jean Jaurès (Villiers-le-Bel). Le projet a reçu le Prix de l’innovation éducative.

Tristan Sicard revient sur cette journée…

« C'était la première fois que je participais à ce genre de forum. Je ne m'attendais pas à rencontrer tant d'enseignants motivés et animés par la conviction qu'en innovant on peut intéresser les élèves. Toutes sortes d'élèves: les brillants comme ceux qui rencontrent des difficultés.

La variété des projets m'a elle aussi surpris. Même si beaucoup de projets tournaient autour des activités culturelles et informatiques, il faut reconnaître que pratiquement chaque projet était unique.
Un point appréciable était le fait que chaque enseignant pouvait délaisser son projet pendant 45 minutes pour aller à la rencontre d'autres professeurs afin d'échanger, de confronter des idées, etc. Cela a permis au Forum de décerner 3 ou 4 prix du public qui, à mon sens, ont autant de valeurs que ceux décernés par le jury officiel.

La loi contre l’absentéisme scolaire votée en première lecture

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 6/07/2010 ;

Sous le couvert des notions de responsabilité, respect de la règle et d’autorité, la loi pour lutter contre l’absentéisme scolaire a été adoptée mardi dernier, le 29 juin 2010, en première lecture.

Cette loi prévoit la suspension des allocations familiales en cas d’absence de plus de quatre demi-journées non justifiées par mois. Elle sera appliquée à la rentrée scolaire 2010-2011.

La possibilité de suspension des allocations familiales était déjà prévue par la loi du 31 mars 2006 relative à l’égalité des chances. Elle était sous la responsabilité des présidents de conseils généraux qui n’appliquaient, selon Éric Ciotti que peu cette loi.

Aujourd’hui cette responsabilité est confiée aux directeurs d’établissement et aux inspecteurs d’académie, autrement dit à des fonctionnaires tenus d’appliquer la loi.

Cette loi prévoit un mode de réaction gradué allant de l’avertissement des familles à la suspension des allocations familiales, jusqu’à leur suppression.

Aujourd’hui diriez-vous que notre société est juste ?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 12/07/2010 ;

C’est la première question que l’IFOP a posée aux citoyens de 12 pays dans le monde aussi différents que les Etats-Unis et la Chine, la France ou le Brésil, à la demande de quatre associations progressistes de nationalité différente dont la Fondation Jean Jaurès.

Pour les Italiens, les Allemands, les Chinois, les Français, les Espagnols et les Brésiliens la réponse est non à plus de 70%. La majorité des personnes interrogées perçoivent une augmentation des inégalités dans leur pays dans les dix dernières années mais c’est le cas de 80% des Français contre seulement 42% des Américains. Les inégalités de salaires sont les premières perçues, viennent ensuite des différences de perception selon le pays, accès aux soins, accès au logement, traitement différent entre les nationaux et les immigrés, patrimoine, éducation… Mais les citoyens de neuf pays sur douze pensent que ce n’est pas inéluctable et que l’on peut lutter contre.

Résultats de l’enquête sur la perception des inégalités dans le monde, par l’IFOP sur le site de la Fondation Jean Jaurès

Déclaration solennelle en faveur de la jeunesse réalisée lors du « Printemps de l’éducation »

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 16/07/2010 ;

Du 25 au 29 mai dernier a eu lieu le « Printemps de l’éducation » organisé par le Conseil général du Val-de-Marne.

Une déclaration solennelle en faveur de la jeunesse a été réalisée à cette occasion. Elle rassemble les attentes identifiées et exprimées lors du débat de clôture.

Pour Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne, « ces riches débats renvoient l’Etat et l’Education Nationale face à leurs responsabilités quant aux conséquences du choix de la méritocratie et des désengagements en matière d’éducation et de réussite pour la jeunesse. Ils confirment que si l’école ne peut pas tout, elle peut beaucoup. Il est temps de redéfinir un vrai projet partagé pour l’école. »

Remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le dispositif CLAIR

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 21/07/2010 ;

Le vendredi 25 juin dernier, Luc Chatel a annoncé son projet de remplacement des réseaux d'éducation prioritaire par le nouveau dispositif CLAIR (Collège et lycée pour l'ambition, l'innovation et la réussite).

Ce dispositif fait suite aux Etats généraux de la sécurité à l'école, dans le cadre de la lutte contre la violence et l'absentéisme. 106 établissements testeront ce programme à la rentrée scolaire.


3 mesures essentielles sont à retenir :

- La stabilité des équipes : le recrutement par les chefs d'établissement des équipes à l'aide de « moyens pour attirer les professeurs déterminés à relever ce défi » et le renforcement de la formation des personnels.
- Le recentrage sur le socle commun : en favorisant la mise en œuvre de projets pédagogiques pour atteindre cet objectif.
- La création d'un « préfet des études » par niveau (responsable sur le plan pédagogique et éducatif).
(Plus d'informations dans le discours de Luc Chatel dans "La cinquième orientation consiste donc à engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence")


L'OZP (Observatoire des Zones prioritaires) s'élève contre ce programme. D'après l'association, les réseaux d'éducation prioritaire et le dispositif CLAIR n'ont pas les mêmes objectifs. Tandis que les premiers visent la réussite de l'ensemble des jeunes et plus particulièrement des élèves dans les quartiers les plus défavorisés, le second vise la lutte contre la violence à l'école et l'absentéisme.

La violence à l'école est ainsi « amalgamée à la difficulté scolaire ». Le discours autour de la violence englobe maintenant les questions de la réussite et des zones prioritaires, elles deviennent de cette manière « une simple composante de cette mobilisation sécuritaire » (Communiqué de l'OZP).

L'OZP signale également que ce type de programme doit démarrer dès l'école maternelle et non, comme le prévoit le dispositif CLAIR à partir du collège jusqu'au lycée.

Bien que l'OZP reconnaisse l'importance de la stabilité des équipes autour d'un projet fédérateur, elle doute cependant que le nombre de volontaires pour travailler dans les établissements CLAIR soit suffisant. L'OZP dénonce également que le recrutement des enseignants ne repose que sur la seule responsabilité des chefs d'établissement : « Mais confier au seul chef d’établissement le soin de recruter ses personnels serait une étape dans la déréglementation et le démantèlement de la gestion paritaire des personnels. » (Communiqué de l'OZP).

Regrouper les élèves « perturbateurs » dans des établissements de réinsertion scolaire (ERS)

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 23/07/2010 ;

Une dizaine d’établissements de réinsertion scolaire ouvrira courant 2010-2011 , ils accueilleront chacun une trentaine d’élèves « perturbateurs », de 13 à 16 ans pour une durée d’une à deux années.

L’objectif de ces établissements de réinsertion scolaire est selon le gouvernement d’« accueillir des élèves du second degré en difficulté, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente ».

Ce dispositif répond à l’exigence de Nicolas Sarkozy de mettre en place de nouvelles structures où l’accent sera mis sur « l'apprentissage de la règle, le respect de l'autorité et le goût de l'effort ».


Le placement dans ces établissements de réinsertion scolaire sera soit volontaire de la part de l’élève et de sa famille ou alors, en cas de refus, il pourra être prononcé au titre de mesure d’assistance éducative.

Ces établissements de réinsertion scolaire sont officiellement des établissements scolaires, mais il faut noter qu’ils sont obligatoirement à l’écart des établissements scolaires classiques.

Les pratiques pédagogiques proposées dans ces établissements seront-elles véritablement profitables et adaptées aux élèves ? Ou est-ce seulement un moyen de les mettre à l’écart ?

Les enfants face à leurs droits

Soumis par: Laurence Legué
Publié le 30/07/2010 ;

Laurence Legué, institutrice à l’école Jean Jaurès de Villiers-le-Bel a participé au projet de journal scolaire « 100% Junior ». Avec sa classe de CP elle était chargée des pages consacrées aux droits de l’enfant.

Laurence Legué

« Dans un premier temps, j'ai abordé les droits de l'enfant en classe en leur demandant quels étaient selon eux les droits fondamentaux des enfants (reformulé ainsi : qui y-a-t-il de plus important pour un enfant pour être heureux ?). Là, les réponses furent très intéressantes : avoir une télé dans sa chambre, que les parents ne refusent jamais rien, pouvoir aller au parc ou jouer dehors chaque jour, manger des bonbons et mac do,... à aucun moment, un enfant a parlé de l'amour des parents, de la santé, d'avoir une maison, des amis,...

Ils ont quand même signalé "aller à l'école", mais je suis intimement persuadée qu'ils ont dit ça pour me faire plaisir !

Après, nous avons découvert les "vrais" droits de l'enfant à travers des contes adaptés à leur âge (ce qui n'était pas évident, car ce que nous avions trouvé était trop complexe ou trop sombre pour des enfants de 6 ans).

Là, ce fut pour eux une révélation et une vraie mobilisation : ils ont réalisé qu'ils avaient beaucoup de chance, et en relisant ce qu'ils pensaient être important pour eux initialement, ils ont pu comprendre que des enfants n'avaient pas du tout les mêmes vies qu'eux et les mêmes soucis.