avril 2010

Du 22 mars à fin juin 2010 l’Europe fête son printemps !

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 12/04/2010 ;

Parce que la construction européenne passe aussi par les citoyens des pays membres et leur sentiment d’appartenance à un ensemble plus vaste que la nation, l’Europe organise une campagne qui vise à rapprocher d’elle les jeunes citoyens.

Cette campagne commence le 22 mars et durera jusqu’à fin juin.

Si vous souhaitez associer votre école à cet événement inscrivez-vous sur le site dédié. Les 1000 premières écoles organisant un événement ont reçu un kit spécial pour les aider dans leur organisation.

Le Printemps de l'Europe 2010, célébrez l'Europe dans votre école

Le Printemps de l'Europe sur Educnet

Les Etats généraux de la violence scolaire se sont tenus à la Sorbonne les 7 et 8 avril 2010

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 13/04/2010 ;

Réunion d’un comité scientifique composé des meilleurs experts mondiaux en la matière pour apporter un avis scientifique , faire savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas, convocation du ban et de l’arrière ban de la « communauté éducative » pour échanger, réfléchir, imaginer, proposer et… le discours d’un ministre qui a bien du mal à combiner les avis émis et le credo gouvernemental…

Pour écouter les exposés et les discours tenus à la Sorbonne :

Enfant « bonzaïe » ou belle plante ? La question des rythmes scolaires est de retour.

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 16/04/2010 ;

Il en est de l’éducation comme du jardinage, deux écoles s’affrontent.

L’une aime les perspectives dégagées, les parterres et les pelouses « au cordeau » les haies et les arbres taillés, les topiaires et autres natures soumises à l’homme, soit en éducation la primauté du rythme des adultes sur celui de l’enfant. Le Bonzaïe est le sommet de cet « art ».

L’autre école pense que la nature est bonne et généreuse, qu’il faut l’accompagner plutôt que la domestiquer. Le tuteur est là pour aider la plante à se développer pas pour la modeler selon sa volonté. On aide la plante à donner le meilleur d’elle même et on n’attend pas qu’elle se conforme au modèle. Le jardin anglais est le sommet de cet art.

Les rythmes scolaires et extra scolaires sont eux aussi soumis à ces deux écoles et traduisent des objectifs différents. Quel type de personne s’agit-il de former ? Un bon petit travailleur infatigable soumis aux rythmes qu’on lui impose ou un citoyen bien dans sa peau, en accord avec lui-même et donc avec les autres ?

La question du citoyen nous revient aussi par le biais des rythmes scolaires que le ministère invite à changer de nouveau cette année…La circulaire de rentrée incite les écoles à retourner aux 9 demi journées qui avaient été bannies par le précédent ministre.

Les rapports se suivent et convergent : trop d’enfants en France sont victimes de la pauvreté et de l’inefficacité des politiques publiques...

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 19/04/2010 ;

La Fondation Abbé Pierre a publié son rapport annuel sur le mal logement en France et s’attache à en montrer les conséquences pour les enfants.

A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention des droits de l’enfant la Fondation procède à un inventaire des situations de mal-logement : le « non-logement », les situations d’hébergement chez des tiers ou à l’hôtel, la vie dans des structures d’hébergement collectives et les mauvaises conditions d’habitat (logement dégradé ou sans confort, surpeuplement). Elle montre les conséquences de chaque catégorie de mal-logement sur le développement et l’avenir des enfants qui y sont soumis. Avec ce rapport, on mesure à quel point le logement est devenu la pierre angulaire de la pauvreté et se trouve à l’origine de bon nombre d’entraves au développement et à l’autonomie future de l’enfant.


Le rapport 2009 de l’Observatoire National des Zones Urbaines sensibles établit que, dans ces zones, près d’un mineur sur deux connaît la pauvreté.

33,1% des habitants des ZUS (Zones Urbaines sensibles) vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 908 euros par mois, contre 12% pour le reste du territoire. Ce chiffre atteint 44,3% pour les moins de 18 ans. C’est d’ailleurs dans ces quartiers que la proportion de jeunes au chômage ou en inactivité est la plus élevée : deux fois plus importante qu’ailleurs. Dans les quartiers sensibles, un jeune sur quatre est au chômage ou en inactivité, alors que c’est le cas d’un jeune sur huit dans les autres quartiers des mêmes agglomérations. Un jeune habitant de ZUS a 1,7 fois moins accès à un emploi stable qu’un jeune des autres quartiers. Pour rétablir l’égalité avec les autres quartiers, la qualification ne suffit pas. A diplôme, sexe, origine du père et nationalité égale, un jeune habitant de ZUS aura 1,3 fois moins de chances de trouver un emploi stable qu’un habitant d’autres quartiers.


La Cour des comptes quant à elle recommande l’évaluation des actions éducatives et scolaires dans les quartiers sensibles qui ne semblent pas donner les résultats escomptés.

Le 3 novembre 2009, la Cour des comptes présente un rapport sur l’articulation entre la politique de la ville et l’action de l’Education nationale dans les quartiers sensibles. Cette articulation n’est pas parfaite mais la Cour note qu’en raison de la bonne volonté et du dialogue quotidien entre les intervenants locaux, les problèmes de coordination sont limités. Le rapport remarque pourtant que l’efficacité des différents dispositifs n’est pas suffisamment analysée, l’efficience est ainsi menacée par cette succession d’actions non évalués.

Par ailleurs, la Cour constate l’impact défavorable de l’assouplissement de la carte scolaire. En 2008, les demandes de dérogation ont augmenté de 29%. Des pertes d’effectif allant jusqu’à 10% pour certains collèges, face à des progressions allant jusqu’à 23% pour d’autres. 186 des 254 collèges « ambition réussite » ont d’ailleurs perdu des élèves. Pour ces établissements, cette baisse d’effectif se traduit par une augmentation des inégalités. Inégalités contre lesquels doit lutter la politique d’éducation prioritaire ?

« On pourrait y voir la conséquence de l’enclavement des ZUS, comme celle de l’absence de réseau personnel ou d’autres discriminations. » écrivent les auteurs du rapport.

« Un BUT : l’éducation pour tous » c’est le thème de la semaine mondiale pour l’éducation 2010

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 22/04/2010 ;

Cette année, Coupe du Monde de football oblige, la FIFA s’associe à la campagne mondiale pour l’éducation.

Du 19 au 25 avril la semaine mondiale d’action pour l’éducation met l’accent sur la visibilité des questions relatives au financement de l’éducation pour tous et rappelle aux gouvernements et aux donateurs d’honorer les promesses faites au G8 de Gleneagles.

En effet, bien que l’aide à l’éducation ait augmenté au cours de ces dernières années, il subsiste un déficit de financement de 16 milliards de dollars US par an.

Sans éducation pas de rupture du cycle de la pauvreté, pas de développement de la santé, d’accès à la démocratie, pas de développement durable, pas d’égalité homme femme.

L’UNESCO propose pour thème de « la plus longue leçon du monde » : « le financement d’une éducation publique de qualité : un droit pour tous ».


Dernier dimanche d'avril : journée nationale du souvenir de la déportation

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 26/04/2010 ;

Quelques années après la fin de la guerre les anciens déportés et les familles de ceux qui n'avaient pas survécu à la déportation ont souhaité que l’on inscrive au calendrier des commémorations une célébration nationale destinée à préserver la mémoire de la déportation. Le Parlement a voté à l’unanimité une loi pour répondre à ce besoin. La loi du 14 avril 1954 a consacré le dernier dimanche d’avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation ». Au cours de cette journée la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice. Cette date a été retenue pour sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps.

Sur le site « Chemins de mémoires »

Le mémorial de la Shoah

CRDP de Reims : Journée nationale du souvenir de la déportation

1er mai : fête des travailleurs ou fête du muguet ?

Soumis par: Citoyen de demain
Publié le 30/04/2010 ;

Pourquoi les syndicats ouvriers organisent-ils des défilés revendicatifs le 1er mai ? Pourquoi offre-t-on du muguet le même jour ? Pourquoi les partis de gauche et les syndicats vendent-ils ce jour-là les petites clochettes blanches ?

L’origine du 1er mai revendicatif remonte à la fin du XIX ème siècle aux Etats Unis. A cette époque la journée de travail est de dix heures voire même de douze, six jours par semaine, sans congés payés. En 1884 les principaux syndicats américains réunis en congrès se donnent deux ans pour imposer au patronat la journée de huit heures. Ils choisissent d’entamer leur action le 1er mai.

Le 1er mai 1886, la pression syndicale est telle qu’elle permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures mais d’autres doivent faire grève pour obliger leur employeur à plier. Le 3 mai une manifestation fait 3 morts parmi les ouvriers d’une société à Chicago. Le lendemain, une bombe explose lors d’une marche de protestation et tue une quinzaine de policiers.

En 1889, la IIème internationale socialiste réunie à Paris se donne aussi pour objectif la journée de huit heures. Le 1er mai 1891 la manifestation organisée par les ouvriers d’une petite ville du Nord de la France tourne au drame. La troupe tire et fait huit morts parmi les manifestants.

Après ce drame le 1er mai s’enracine dans la culture revendicative des ouvriers européens.

La journée de huit heures ne sera légale en France qu’en 1919.
Le 1er mai devient une journée porteuse d’autres revendications.

La Russie soviétique, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays... dont la France en 1941.

Et le muguet ?

En France les manifestants du 1er mai défilent avec un triangle rouge à la boutonnière : 1/3 de travail, 1/3 de sommeil, 1/3 de loisirs.

En Ile de France le muguet est le symbole du printemps. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge.

Depuis 1930 une tolérance administrative permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre le muguet sans formalités ni taxes.