
Le racisme
Le racisme
21 Mars, journée internationale de lutte contre le racisme
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
Pourquoi parler du racisme avec les enfants ?
Dans le langage courant le terme de « racisme » se rapporte le plus souvent à la xénophobie et à la ségrégation sociale qui en sont les manifestations les plus évidentes. Le racisme, au sens stricte du terme puise son origine dans l’esclavage apparu dans les colonies occidentales au 18ème siècle avec la traite des noirs entre l’Afrique et l’Amérique. Au fil du temps il a pris différentes formes : xénophobie, antisémitisme, ségrégation raciale.
En principe cette forme d’exclusion ne devrait avoir aucune place dans la société et à fortiori dans l’école laïque et républicaine, de fait la réalité du terrain est autre. On souhaiterait une école dans laquelle les enfants, les jeunes soient avant tout des élèves et se vivent comme tels plutôt que de les entendre trop souvent parler de « beur », « black » ou « feuj ». Plus grave encore, il arrive que l’école soit le théâtre d’agressions intolérables, verbales voire physiques.
En principe cette forme d’exclusion ne devrait avoir aucune place dans la société et à fortiori dans l’école laïque et républicaine, de fait la réalité du terrain est autre. On souhaiterait une école dans laquelle les enfants, les jeunes soient avant tout des élèves et se vivent comme tels plutôt que de les entendre trop souvent parler de « beur », « black » ou « feuj ». Plus grave encore, il arrive que l’école soit le théâtre d’agressions intolérables, verbales voire physiques.
Un travail sur le vocabulaire est souvent nécessaire
Faut-il une éducation spécifique pour lutter contre toutes formes de racisme et comment aborder cette question en fonction de l’âge des enfants ?
Bien souvent un travail de départ sur le vocabulaire employé permet d’aborder les enjeux du sujet.
Dans l’enseignement au quotidien, dans la vie de la classe bien des situations permettent de mettre à jour des attitudes, des préjugés, des mécanismes sur lesquels on doit s’interroger ensemble. Cela exige de ne jamais passer outre une action dans laquelle le respect dû à chacun y compris aux enfants est malmené.
« Le toupictionnaire » est un dictionnaire politique qui permet de faire le point sur l’emploi des termes utilisées sur le sujet. Les définitions proposées résultent de la compilation et de la synthèse de 4 à 7 sources.
Bien souvent un travail de départ sur le vocabulaire employé permet d’aborder les enjeux du sujet.
Dans l’enseignement au quotidien, dans la vie de la classe bien des situations permettent de mettre à jour des attitudes, des préjugés, des mécanismes sur lesquels on doit s’interroger ensemble. Cela exige de ne jamais passer outre une action dans laquelle le respect dû à chacun y compris aux enfants est malmené.
« Le toupictionnaire » est un dictionnaire politique qui permet de faire le point sur l’emploi des termes utilisées sur le sujet. Les définitions proposées résultent de la compilation et de la synthèse de 4 à 7 sources.
Un rappel de la loi
Il n’est pas inutile de signaler que certaines formes d’expressions ou d’actions clairement racistes sont punies par la loi. L’histoire, le français contribuent aussi à explorer le sujet c’est aussi à cela que servent les apprentissages culturels. Il ne s’agit pas de faire de « l’histoire émotionnelle » qui transmet de l’anxiété, et de la victimisation mais bien d’explorer avec les enfants, en tenant compte de leur âge, les moments ou le sens de l’humain ont été et sont encore mis à mal.
Enfin, sur un plan plus général on peut à l’occasion de la journée de lutte contre le racisme envisager un travail spécifique qui permettrait aux enfants d’identifier les formes élémentaires de racisme y compris dans leur propres réactions de rejet de l’autre.
Le racisme n’est pas une opinion mais un délit punit par la loi. La loi punit :
o La contestation de crime contre l’humanité : 1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.
o La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse : si celle-ci est publique la peine encourue est d’1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende, dans un cadre privé le délit est passible d’une contravention de 5e classe : 1500 € d’amende.
o La diffamation raciale publique (1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende) et privé (contravention de 4e classe : 750 € d’amende) o Les injures raciales publiques (6 mois d’emprisonnement et 22.500 € d’amende) et privées (contravention de 4e classe : 750 € d’amende).
Le ministre de l'intérieur (chargé de la police, de la sécurité et du respect des lois) peut interdire les publications (livres ; revues ; affiches, etc.) en raison de la place faite à la haine ou à la discrimination raciale. Cette infraction est punie par la loi.
Enfin, sur un plan plus général on peut à l’occasion de la journée de lutte contre le racisme envisager un travail spécifique qui permettrait aux enfants d’identifier les formes élémentaires de racisme y compris dans leur propres réactions de rejet de l’autre.
Le racisme n’est pas une opinion mais un délit punit par la loi. La loi punit :
o La contestation de crime contre l’humanité : 1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.
o La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence nationale, raciale ou religieuse : si celle-ci est publique la peine encourue est d’1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende, dans un cadre privé le délit est passible d’une contravention de 5e classe : 1500 € d’amende.
o La diffamation raciale publique (1 an d’emprisonnement et 45.000 € d’amende) et privé (contravention de 4e classe : 750 € d’amende) o Les injures raciales publiques (6 mois d’emprisonnement et 22.500 € d’amende) et privées (contravention de 4e classe : 750 € d’amende).
Le ministre de l'intérieur (chargé de la police, de la sécurité et du respect des lois) peut interdire les publications (livres ; revues ; affiches, etc.) en raison de la place faite à la haine ou à la discrimination raciale. Cette infraction est punie par la loi.
Quelques actions entreprises dans les écoles
Le Mois de l’Autre
pour la cinquième année consécutive la Région Alsace et l’académie de Strasbourg s’engagent ensemble pour sensibiliser les jeunes à la tolérance, au respect, au civisme et à la lutte contre toute forme de racisme, d’intégrisme, d’antisémitisme et de xénophobie. Une fois de plus le mois de mars est« Le Mois de l’Autre ». « Les actions menées ont pour objectif de permettre aux jeunes de prendre le temps de s’arrêter pour découvrir "l’Autre", d’apprendre à se reconnaître mutuellement afin de mieux vivre ensemble, dans le respect des différences de chacun.
Les interventions d’Isabelle Wekstein et de Souad Belhaddad
L'avocate Isabelle Wekstein et la journaliste Souad Belhaddad interviennent depuis trois ans dans les collèges difficiles pour tenter de combattre les réflexes identitaires.
« L'avocate Isabelle Wekstein et la journaliste Souad Belhaddad interviennent depuis trois ans dans les collèges difficiles pour tenter de combattre les réflexes identitaires…
Souad Belhaddad, 50 ans, est journaliste et écrivain ; Isabelle Wekstein, 43 ans, est avocate, spécialisée en droit des affaires et des médias. En 2003, alors qu'on assistait à une recrudescence de l'antisémitisme et de la discrimination, elles participaient à un « groupe informel » de Français juifs et arabes. Mais, pour elles, écrire des textes ne suffisait pas. Elles ont décidé d'agir en milieu scolaire, là où s'installent très tôt les comportements de repli et de violence identitaire, avec un objectif : « Affaiblir les préjugés, semer le doute dans les convictions et surtout ébranler le discours communautaire.» La journaliste improvise, se déplace, provoque, dans le genre stand up . L'avocate, plus posée, fait figure de gardienne de la loi. Après une quarantaine d'interventions, elles souhaitent former d'autres duos sur le modèle du leur. »
Publié dans le point le 19/06/2008
Pour lire l’article du point intégralement
Lire l’article du journal « Le Monde » qui raconte leur action
pour la cinquième année consécutive la Région Alsace et l’académie de Strasbourg s’engagent ensemble pour sensibiliser les jeunes à la tolérance, au respect, au civisme et à la lutte contre toute forme de racisme, d’intégrisme, d’antisémitisme et de xénophobie. Une fois de plus le mois de mars est« Le Mois de l’Autre ». « Les actions menées ont pour objectif de permettre aux jeunes de prendre le temps de s’arrêter pour découvrir "l’Autre", d’apprendre à se reconnaître mutuellement afin de mieux vivre ensemble, dans le respect des différences de chacun.
Les interventions d’Isabelle Wekstein et de Souad Belhaddad
L'avocate Isabelle Wekstein et la journaliste Souad Belhaddad interviennent depuis trois ans dans les collèges difficiles pour tenter de combattre les réflexes identitaires.
« L'avocate Isabelle Wekstein et la journaliste Souad Belhaddad interviennent depuis trois ans dans les collèges difficiles pour tenter de combattre les réflexes identitaires…
Souad Belhaddad, 50 ans, est journaliste et écrivain ; Isabelle Wekstein, 43 ans, est avocate, spécialisée en droit des affaires et des médias. En 2003, alors qu'on assistait à une recrudescence de l'antisémitisme et de la discrimination, elles participaient à un « groupe informel » de Français juifs et arabes. Mais, pour elles, écrire des textes ne suffisait pas. Elles ont décidé d'agir en milieu scolaire, là où s'installent très tôt les comportements de repli et de violence identitaire, avec un objectif : « Affaiblir les préjugés, semer le doute dans les convictions et surtout ébranler le discours communautaire.» La journaliste improvise, se déplace, provoque, dans le genre stand up . L'avocate, plus posée, fait figure de gardienne de la loi. Après une quarantaine d'interventions, elles souhaitent former d'autres duos sur le modèle du leur. »
Publié dans le point le 19/06/2008
Pour lire l’article du point intégralement
Lire l’article du journal « Le Monde » qui raconte leur action
La journée de lutte contre le racisme
Le 21 mars a été proclamé Journée Internationale pour l'Elimination de la Discrimination Raciale en 1966 par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Cette journée commémore le 21 mars 1960 où, à Sharpeville (Afrique du Sud), 69 personnes furent tuées lors d'une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l'apartheid. L'Assemblée Générale des Nations Unis vota également une résolution engageant la communauté internationale à redoubler d'efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale [résolution 2142 (XXI)].
En 2001, la "Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée", qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud), a préconisé en particulier une lutte sur trois fronts : une meilleure prévention des actes de discrimination, une répression plus sévère des délits de racisme et un soutien plus efficace aux victimes dans leur lutte pour la dignité, l'équité et la justice.
Du 16 mars au 21 mars, le Semaine d'éducation contre le racisme est marquée par de nombreuses manifestations organisées par le collectif pour la Semaine. Voici une bonne occasion d’amorcé un travail sur cette question.
Sur ces sites on trouvera des raisons et des outils pour agir pendant cette semaine mais aussi pour prolonger le travail au-delà du 21 mars.
Site de la semaine de l'éducation contre le racisme
En 2001, la "Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée", qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud), a préconisé en particulier une lutte sur trois fronts : une meilleure prévention des actes de discrimination, une répression plus sévère des délits de racisme et un soutien plus efficace aux victimes dans leur lutte pour la dignité, l'équité et la justice.
Du 16 mars au 21 mars, le Semaine d'éducation contre le racisme est marquée par de nombreuses manifestations organisées par le collectif pour la Semaine. Voici une bonne occasion d’amorcé un travail sur cette question.
Sur ces sites on trouvera des raisons et des outils pour agir pendant cette semaine mais aussi pour prolonger le travail au-delà du 21 mars.
Site de la semaine de l'éducation contre le racisme
- Global: racisme




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Débat sur les représentations de l'immigration dans les médias
D’avance merci de relayer ce rendez-vous et cette information auprès de vos propres réseaux.
racisme
nous voulons des documents sur le racisme car nous souhaitons faire une exposition contre le racisme dans notre collège.
Par avance merci,
Eleves 5f
Collège st joseph, Pantin
Racisme
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