
Echec scolaire
Echec scolaire
21 septembre, Journée du refus de l’échec scolaire
Thème 2011 : Les familles face à la pression scolaire
« L’échec scolaire naît, en Europe, du heurt de logiques différentes : scolariser le plus grand nombre d’enfants, le plus longtemps possible ; satisfaire aux nécessités économiques ; sélectionner des élites »
F. Vaniscotte, L’échec scolaire en Europe, in Echec et réussite scolaires, CNDP, 1996
64% des élèves confient ne pas comprendre certaines fois ce qu’on leur demande de faire à l’Ecole. Pour 20%, ces incompréhensions sont plus récurrentes, c’est « souvent » qu’ils ne comprennent ce que l’on attend d’eux.
Afev, Baromètre 2009
Définition
L’échec scolaire désigne la non-réussite de l’élève à l’école. Cette expression recouvre plusieurs réalités qui varient selon le contexte et selon le point de vue que l’on adopte.
Pour un même résultat scolaire, ce qui est un échec pour une famille sera une réussite pour une autre. Ainsi le degré d’exigence scolaire comme l’échec scolaire est subjectif.
L’échec scolaire peut correspondre à six types de problèmes différents :
- Difficultés d’adaptation à la structure scolaire (perturbations comportementales et relationnelles)
- Difficultés d’apprentissage (problèmes cognitifs et manque de compétences)
- Procédures d’élimination ou de relégation (redoublement, placement en structure ou filière dévalorisée)
- Difficultés de passage d’un cycle à un autre
- Insuffisance ou absence de certification scolaire (évaluation et examen, diplômes)
- Difficultés d’insertion professionnelle et sociale (sortie du système scolaire et entrée dans le monde du travail)
La Journée du refus de l’échec scolaire
La Journée du refus de l’échec scolaire a été créée à l’initiative de l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) en 2008. Elle se place sous le haut parrainage de l’UNICEF.
La 4ème édition de cette journée se déroulera le 21 septembre 2011, sous le thème des familles face à la pression scolaire.
L’objectif de cette journée est de lutter contre l’échec scolaire en menant une réflexion approfondie sur les politiques d’éducation avec l’ensemble des acteurs de l’éducation (organisations représentant les enseignants et les familles).
Quelles sont les causes de l’échec scolaire ?
Auparavant attribué au quotient intellectuel de l’élève, il est aujourd’hui reconnu que l’échec scolaire est multifactoriel. L’élève n’est plus le responsable de son échec, il en devient la victime.
La responsabilité s’est automatiquement tournée vers le système éducatif et vers les familles. L’échec scolaire étant multifactoriel, la responsabilité en devient partagée, comme l’exprime Philippe Meirieu « la lutte contre l’échec scolaire nécessite le travail de plusieurs acteurs, différents et complémentaires et, pourtant, tous entièrement et pleinement responsables ».
De nombreuses corrélations statistiques tentent de comprendre les facteurs de l’échec scolaire au niveau macrosociologique.
La corrélation qui prédomine, pour expliquer l’échec scolaire, est celle avec la catégorie socio-professionnelle des parents. Les inégalités sociales se reproduisent en grande partie au travers de l’école, et ce malgré son objectif d’ascenseur social. La distance entre la culture de la famille et la culture de l’école est bien souvent mise en avant, de même que le niveau d’études des parents.
L’effet maître a un impact important sur la réussite ou l’échec des élèves. Le jugement de l’enseignant et son interaction avec l’élève est essentiel dans le processus de réussite. Un enseignant peu efficace sera celui qui a des attentes pédagogiques faibles et qui dévalorise le niveau et les capacités de ses élèves.
Après l’effet maître, il y a l’effet classe. L’image que les élèves se font de leur classe est primordiale. S’ils considèrent qu’ils sont dans une classe « mauvaise », ils réduiront leurs efforts et finiront par rendre réel cette considération.
L’effet établissement est positif dans le cas où l’équipe pédagogique est investie et prête à se remettre sans cesse en question pour améliorer et mieux adapter son enseignement aux élèves.
Comment éviter l’échec scolaire ?
Chaque situation d’échec scolaire est différente et propre à l’élève concerné. Les réactions à cette situation pouvant aller du replie sur soi-même jusqu’à la violence.
De nombreuses causes macrosociologiques émergentes pour expliquer l’échec scolaire, or cela rend le phénomène massif et anonyme.
La lutte contre l’échec scolaire doit concerner les individus et leurs situations particulières au travers de leur histoire personnelle et scolaire. Les solutions à apporter doivent être spécifiques à chaque élève, en fonction de sa situation.
Les principales clés qui existent pour éviter l’échec scolaire se situent dans la reconnaissance des capacités de l’élève au travers du regard positif de l’adulte (enseignant et parent), même lorsque l’élève se trouve face à des difficultés. L’implication des parents, de l’enseignant et surtout de l’élève dans ses apprentissages est essentielle pour permettre à l’enfant de réussir.
- Global: échec scolaire




les causes de l'échec scolaire ?
échec de l'enfant ou de l'institution?
Entendons-nous: je ne suis nullement opposé à l'offre, par les États, d'un enseignement. De même, une quelconque évaluation intelligente par celui ou ceux qui enseignent, selon leur critères ou exigence, avec possibilité de ne pas satisfaire à ces critères, ne me paraît pas critiquable.
Mais le phénomène éducatif débouchant sur un échec de l'élève aussi bien que de l'institution doit ramener le bon-sens: Rendre aux parents la possibilité d'enseigner eux-mêmes.
Ayant moi-même fondé en Belgique une école indépendante d'humanités gréco-latines (Schola Nova) j'ai proprement découvert que la crise d'adolescence y avait disparu. Cette expérience refaite sur plus de 100 enfants m'oblige à témoigner de ma certitude en ce domaine.
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